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 What big eyes you have җ AEDHAN&VITHALYS

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MessageSujet: What big eyes you have җ AEDHAN&VITHALYS Ven 25 Nov - 21:22







« WHAT BIG EYES YOU HAVE. »


Cela faisait plusieurs nuits qu’il s’était mis en tête de la « traquer ». Cette chose étrange, avec deux billes bleues, d’un noir aussi obscur que le sien lorsqu’il se trouvait sous forme animale. Il ne s’était pas attendu à ce qu’une chose de cet acabit ne le « suive » impunément, cela avait suffit à attiser sa curiosité malsaine pour le genre de choses étranges. Et des choses étranges, il en avait vu dans sa vie et sa « non-vie », même si celle-ci n’était pas prête de s’achever. Chaque nuit, le même rituel, il ouvrait les yeux, s’asseyait dans son lit, remettait ses idées en place balayant rapidement du regard la pièce qui lui servait de chambre dans ce manoir. Puis, il pinçait les lèvres, ravi que personne n’ait décidé de venir mettre un pied dans son chez-lui, et s’éclipsait sous une bonne douche chaude. Le vampire en ressortait clinquant, prenait soin de ses canines préférées puis s’échappait finalement de sa chambre en quête de jeu. Il passait ensuite faire un coucou à Angelus dans le manoir central, passant parfois son temps écroulé sur le canapé du Prince, occupé à mettre des poils partout, langue pendante et pattes noires dehors. Le canapé était un endroit stratégique pour le petit fils, il pouvait entendre ou du moins supposer quel genre d’invités franchissaient le seuil de la demeure Princière. S’il veillait au grain ? Absolument, et pourtant on ne lui demandait pas, Angelus savait se défendre et il avait deux chiens fait pour ça, mais ça il s’en fichait bien le petit fils. Oui, Aedhan n’avait pas forcément besoin de raisons précises pour faire quelque chose. Il ne faisait que suivre son instinct et ses envies. Si son instinct lui disait de rester étaler sur ce canapé à remuer la queue et jouer le rôle d’un Loup domestique, il le faisait sans même se soucier de l’impact possible. Mais ce soir une autre envie serpentait dans son esprit vagabond. Il voulait mettre la main, ou plutôt la patte sur ce gros chat qui l’avait suivi, car ce n’était pas anodin, rien n’était anodin dans cette ville de toute façon. Après avoir été salué son éternel « grand père », il s’était éclipsé aussi vite qu’une ombre dans l’enfer bouillonnant de la Nouvelle-Orléans. Comparé à la Révolution Française, ce n’était point l’enfer ici, oh non ! Ce n’était qu’un superbe terrain de jeux, et le jeu préféré d’Aedhan ? Croquer des jeunes femmes aux courbes délicieuses. Mais pas ce soir on a dit.

Passant devant l’une de ses boîtes de nuit préférée, il fit la moue, mais ne démordit pas de sa tâche première : retrouver la ou le fourbe qui avait osé le dévisager sans ménagement et qui s’était ensuite enfuit comme un ou une lâche qu’il/elle était. Ronchonnant pour lui-même, il trouva son petit coin de transformation stratégique, là où il laissait toujours ses vêtements et d’autres propres au cas où. Personne ne les piquait jamais, ils avaient bien trop peur que ça n’appartienne à un vampire… Bah oui, autant il y’avait des fanatiques, autant les autres étaient réticents à toucher ou même voir un « Pattinson ». Aedhan soupira à cette pensée, les comparer à Pattinson, la grosse blague du siècle ça. Secouant la tête de gauche à droite, il observa une nouvelle fois la ruelle cul-de-sac avant de se transformer. Comme à chaque fois, il se secoua de tout son long, balayant ainsi les restes de vêtements, bougeait les oreilles frénétiquement, se réhabituant à sa carrure animale. Ses iris dorés se reflétaient dès qu’une lumière les éclairait, et bien souvent, c’était la seule chose que les humains pouvaient voir. Claquant des dents, il poussa ses vêtements du bout de son museau puis renifla les différentes odeurs. Chercher et retrouver la piste. La dernière fois, il avait réussi à retenir une légère odeur en provenance de la bestiole, mais pour la retrouver, il devait retourner là où le face à face avait eu lieu. Ni de une ni de deux, le loup se lança à la poursuite du diamant vert –ici bleu certes.

Reniflant, cherchant, Aedhan ne prêtait nullement attention aux regards indiscrets de certains passants. Si l’un d’eux essayait de photographier ou de le toucher, il grondait, et mordait directement sans chercher à comprendre en guise de menace. Et le message semblait plutôt bien passer. Il ne pouvait pas savoir si la bête serait de sortie ce soir ou non. Le loup passa une bonne heure et demie à trottiner dans les rues sans grand succès, et ça commençait à l’agacer. De retour dans le quartier Français, il frôla discrètement les bars, se faisant presque invisible aux yeux des humains et autres vampires. Il ne faisait « que passer » après tout. Remuant la queue machinalement, il s’apprêtait à rebrousser chemin lorsqu’il l’aperçut, telle une ombre dans la nuit, rapide, féline. Si Aedhan avait pu esquisser un sourire en coin nul doute qu’il l’aurait fait. Sans attendre, il se lança discrètement à sa suite, mémorisant son odeur pour qu’elle ne lui échappe plus. Désormais, la chasse commençait.



Dernière édition par Aedhan G. Kingkade le Sam 26 Nov - 16:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: What big eyes you have җ AEDHAN&VITHALYS Sam 26 Nov - 15:53




« … The kind of eyes that drive wolves mad. »
La soif lui tiraillait les entrailles, et pourtant elle la réprimait depuis plusieurs heures, savourant le paysage nocturne de ses deux billes bleutées. Rien à noter de particulier. La jeune femme se dirigeait calmement vers un coin obscur, se dissimulant précautionneusement du regard des possibles curieux. Elle était douée pour ça.. se cacher, disparaître dans le décor, si discrète que l'on ne se souvenait jamais de son passage. Vithàlys s'est effacée, et c'est un fauve au pelage noir qui a pris sa place, quelques minutes plus tard. L'animal s'est étiré, longuement, baillant même, comme s'il sortait d'une longue léthargie, d'un sommeil profond.. ce n'était pas totalement faux, la nuit ne faisait que débuter, il était donc pour la Vampire un équivalent du matin. Se dégourdir les pattes, voilà ce à quoi elle pensait, cette panthère sortie de nulle part qui avait tout d'une hallucination aux yeux de quiconque pouvait passer dans le coin. Elle ne semblait pas dérangée par l'idée d'être repérée, et c'était le cas, les pattes se mettant calmement en mouvement pour entamer une tranquille promenade. Trouver de la nourriture. Seconde préoccupation. Accélérant l'allure, elle est partie en direction du quartier Français, où elle espérait trouver les dernières réponses à ses questions, mais surtout un festin de roi, ou plutôt de reine. La transformation demandait une certaine énergie, elle ne tiendrait pas huit heures durant sous les traits d'une bête de cirque, même si elle aurait aimé, même si se cacher ainsi avait un aspect plus que rassurant.

L'attention s'est un peu trop portée sur elle lorsqu'elle se décida à traverser une rue un peu plus peuplée que les autres, de quoi exacerber ses craintes.. c'est ainsi qu'elle s'est lancée dans une sorte de course folle, fuyant vers des contrées moins agitées, jusqu'à être seule, sous un réverbère clignotant, sans doute usé par le temps. Coup d'oeil à gauche. Coup d'oeil à droite. Respiration saccadée puis normale. Réflexion. C'est vers les bars, qu'elle est allée. Là bas, elle verrait bien si une soupe sanguine serait disponible.. et par là elle ne songeait pas à une poche plastifiée mais à une proie vivante. Le prédateur refaisait lentement surface sans que Vithàlys ne soit capable de le canaliser, victime de ses instincts ravivés par les mortels qu'elle croisait au fil de sa progression. L'odorat captait les parfums enivrants. La vue s'attardait sur chaque silhouette, pourtant plus personne ne semblait s'y intéresser. Elle s'était faite invisible, glissant d'ombre en ombre, avec souplesse, sans un bruit. Patte de velours.

Prunelles or. Si la panthère avait été capable de froncer les sourcils, elle l'aurait fait.. au lieu de cela, elle a légèrement baissé le museau, analysant la masse obscure qui se dirigeait vers elle. Demi-tour. Fuite. Se rassasier est retourné au dernier plan des priorités alors que la course reprenait, l'éloignant du loup à peine identifié. Il fallait trouver une cachette. Vithàlys a bifurqué dans une allée, tournant ensuite à un croisement pour s'évaporer. Grognement contrarié. La bête reprit forme humaine à l'abri, récupérant des vêtements déposés là la veille. Robe bustier bleu électrique et talons ont remplacé la fourrure sombre. La rapidité avec laquelle elle avait enfilé le tout était inhumaine, elle n'avait même pas songé à placer sur ses longs cheveux blonds la perruque rousse qu'elle utilisait parfois, pour perdre un peu plus son image, pour troubler ceux qui pourraient, éventuellement, la reconnaître. Ce fut dans l'urgence qu'elle reprit la route, imitant pourtant un pas paisible, les sens toujours en alerte, cherchant la moindre trace du loup, scrutant les alentours, le plus discrètement possible. Il ne restait plus qu'à se fondre dans la foule et le tour serait joué.. oui.. seulement là où elle se trouvait, il n'y avait pas un chat..
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MessageSujet: Re: What big eyes you have җ AEDHAN&VITHALYS Sam 26 Nov - 17:15






« I SEE YOU. ».


Odeur mémorisée. Le vampire savait pertinemment qu’il n’avait pas rêvé. Il n’y avait pas d’illusions, pas d’hallucinations, cette panthère était bien réelle, tout comme ses prunelles azuréennes. Aedhan accéléra l’allure en voyant la bête fuir et faire demi-tour. Bingo, une partie de chasse. Aussi excité qu’une puce, il se remit à trottiner, sa queue balayant l’air frais de cette soirée déjà bien entamée. Aussi noir que la nuit, ses billes dorées se posaient sur l’ombre de sa proie qui en avait profité pour se jeter dans les différentes ruelles. Manque de chance pour il ou elle, ces rues là il les connaissait bien. Avoir arpenté la ville pendant des années avait suffit à ce qu’il connaisse la grande majorité de chaque recoin. Faire croire à l’ennemi qu’il vous avait semé, là était une tactique comme une autre. Le loup laissa le félin filer à l’angle d’un carrefour pour le contourner, et observer, de loin. La vision nocturne était un atout non négligeable, et ainsi caché dans l’obscurité il ne prenait aucun risque concernant ses prunelles, celles-ci ne le trahiraient pas. Même s’il ne voyait plus la masse touffue aux traits félins, il ne vit qu’une jeune femme ressortir de cette ruelle. Penchant la tête sur le côté, les oreilles dressées, il patientait. Ainsi donc il n’avait pas eu tort de penser que derrière l’animal se cachait autre chose. Le Loup devina l’inquiétude de la blonde, il suffisait de voir ses réactions et son regard bleu se poser sur toutes les ombres autour d’elle. Levant le museau vers le ciel, il renifla davantage avant choisir une autre ruelle. Il l’aurait par surprise, il le savait, et dans ce coin paumé du quartier français, il était facile de tomber dans un cul de sac… Il pourrait donc la forcer à aller où il voulait. Car oui, même s’il mourrait d’envie de lui parler, se présenter les fesses à l’air ne lui disait rien. Les iris dorées observaient le peu d’horizon qu’il avait, trottinant gaiement, il finit cependant par se poser en plein milieu d’une autre ruelle légèrement éclairée. Aedhan attendait, patiemment, la blonde n’avait pas d’autre échappatoire possible, elle devrait forcément passer par celle-ci pour espérer rejoindre le centre du quartier, celui le plus animé. La queue balayait légèrement le sol, aussi discrète qu’une langue de chat. Ses prunelles ne quittaient pas la rue. Il ne la laisserait pas retourner dans la foule.

Aedhan fut satisfait lorsque la silhouette apparut dans son champ de vision. Toujours sagement assis il l’observait avant de finalement baisser les oreilles en arrière, se redressant sur ses quatre pattes et commençant à gronder en guise d’avertissement. Il attendit encore un instant, ainsi debout puis se mit à avancer droit vers elle, d’un pas lent. Le loup claqua plusieurs fois des crocs avant de les montrer en guise de deuxième avertissement, puis, au bout de quelques secondes il redressa les oreilles, tournant autour de la blonde, reniflant ses vêtements, mémorisant toujours plus cette odeur. Il nota la présence de poils de chats quand ceux-ci atterrirent sur son museau. Il secoua la tête avant de donner un léger coup de pattes sur sa truffe pour les retirer. Sans attendre son reste il attrapa le bas de la robe de la jeune femme sans la déchirer, et se mit à la tirer en arrière en guise de « Suis-moi ». Si Aedhan avait été plus sournois à ce moment-là, il en aurait profité pour passer entre les jambes de sa proie du soir, ne serait-ce que pour jeter un coup d’œil. La pensée le fit « rire » intérieurement, il se surprit même à couiner. Tirant toujours plus sur le bout de tissu il espérait bien faire bouger la blonde qui semblait aussi raide qu’un piquet, du moins de son point de vue à lui, c’était comme ça qu’il le ressentait. Grognant légèrement il recula encore, puis, ne sachant si elle était décidée ou non, il entreprit les grands moyens. D’un geste rapide il se replaça devant elle et se mit à gronder méchamment, crocs en avant afin qu’elle bouge, qu’elle coure, n’importe quoi mais quelque chose ! Finalement le plus improbable se produisit, la blonde acquiesça en guise d’accord. Aussitôt, Aedhan s’arrêta de gronder et redressa les oreilles, mais il se méfiait tout de même. Passant juste à côté de la jeune femme, il lui donna un coup de queue pour lui montrer la direction puis il se remit à trottiner.

Sur le chemin, il se retourna plusieurs fois pour voir si la demoiselle suivait, car il était hors de question qu’elle lui file entre les doigts. D’ailleurs, tenter de fuir à l’opposé serait une bien mauvaise idée, car il n’irait pas chercher plus loin, son instinct lui ordonnerait de lui bondir dessus et surtout de mordre pour bien faire comprendre le message. On ne se jouait pas de lui aussi facilement. Ils arrivèrent finalement à l’endroit, il restait à peine quelques mètres, une ruelle aussi peu éclairée que les autres, dont une totalement plongée dans le noir. Lorsqu’il tourna la tête, la jeune femme était de nouveau figée et s’était arrêté quelques mètres avant. Penchant la tête sur le côté, il n’en prit guère compte. Avançant dans la ruelle sombre, il reprit son apparence beaucoup plus humaine. Un grognement s’échappa, il dénicha les vêtements qu’il avait planqués là en cas de besoin puis s’habilla en vitesse. Il pouvait toujours voir la silhouette féminine de là où il était. Sortant son paquet de cigarette, il s’avança.

« Je savais bien que je n’avais pas rêvé. ».

Il sortit son briquet et en alluma une avant de prendre une bonne bouffée.

« Alors c’est quoi ton nom ? ».


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MessageSujet: Re: What big eyes you have җ AEDHAN&VITHALYS Sam 26 Nov - 20:41


Le loup gronde. Saleté de clébard qui venait de se poster au milieu du seul chemin qu'elle pouvait prendre. Vitàlys a hésité, mais à quoi bon rebrousser chemin ? Elle avait conscience de la dangerosité du geste, de celle de l'animal qui lui faisait face. Sauvage. Il bondirait au moindre mouvement de fuite, alors oui, elle a acquiescé d'un signe de tête, l'a laissé attraper dans sa gueule le bord de la robe. Il pouvait bien grogner, ce n'est pas ce qui l'impressionnait le plus.. non, capable de rugir, elle n'allait pas se laisser écraser.. c'était plutôt ce qui se dissimulait sous la peau de la bête qui l'intriguait, l'inquiétait surtout. Qui pouvait prédire quelle créature avait pris ces traits ? Elle était bien placée pour savoir qu'il ne s'agissait pas obligatoirement d'un lycan, mais qui suivait-elle ? Qui pouvait avoir remarqué sa présence au point d'inverser les rôles ? Elle s'est déplacée, lentement, la démarche un peu raide, guettant le moindre signe d'hostilité. Les talons rompait le silence de façon régulière, jusqu'à ce qu'elle se stoppe, ne désirant pas prolonger l'expérience. On apprend toujours aux enfants à ne pas prendre les bonbons des inconnus.. c'était un peu l'image qu'elle avait en tête.. elle se jetait dans la gueule du loup.. sans mauvais jeu de mots. Il a continué la route pour se fondre dans l'obscurité, comme elle l'avait elle-même fait plusieurs minutes auparavant. L'idée de fuir lui a traversé l'esprit, ce coup-ci, la faisant reculer de quelques pas.

« Je savais bien que je n’avais pas rêvé. ». Arrêt net. Elle a stoppé chaque geste, analysant en détails l'homme qui lui faisait à présent face. Lui. Vithàlys le pistait depuis des jours, cherchant sa trace lorsqu'elle ne tombait pas dessus par hasard, mais jamais elle n'était allée se montrer volontairement. Piégée. Elle se sentait piégée. « Alors c’est quoi ton nom ? ».
L'attention s'est focalisée sur la cigarette, lui faisant froncer les sourcils, puis sur le visage, les yeux, en particulier.. le regard reflétait la véritable identité. « Je ne vois pas en quoi cela peut vous concerner.. » murmure. On distinguait presque dans sa voix l'absence prolongée de communication. C'est à peine si elle soufflait les mots du bout des lèvres. Timidité ? Quelque chose comme ça. Un aspect réservé, en tout cas.. solitaire. « .. parce que je vous suivais.. certes. » Le timbre restait hésitant, mais moins éteint.

« Vithàlys. » Pas très bavarde. Elle a croisé les bras, ne sachant trop comment il fallait agir dans ces cas là.. elle s'était faite pincer et nul ne pouvait attester de la légalité de sa présence à la Nouvelle-Orléans.. impossible, puisqu'elle ne l'était pas. « Le reste n'a pas d'importance. » De son point de vue, en effet.. après tout, personne ne l'avait remarquée autrement que rousse ou animale, et elle n'avait pas vraiment noué de liens, ainsi se trouvait-elle aussi volatile qu'un esprit de passage. « Je vais.. y aller.. » En arrière, sans le lâcher des yeux. Un pas. Deux pas. Trois. Elle n'osait pas lui tourner le dos. Si elle avait peur ? Un peu.. bon, d'accord, elle était plutôt terrorisée.. les relations avec ses congénères, elle ne maîtrisait pas, et elle ne pensait pas se tromper sur la nature de ce zozo là, d'ailleurs.

« Vous ne voudriez pas cesser de m'observer avec cet air là ? » Moins de douceur. Nouvel arrêt. Moins de peur. Elle oscillait au niveau de la personnalité. Peut-être pourrait-elle jouer un rôle ? Non. Trop déstabilisée à la base. Elle avait une sainte horreur de ce genre de situations, desquelles elle ne pouvait pas s'extirper sans risquer sa tête.. maudire son Sire fut la seule chose qu'elle soit capable de faire, mentalement, sur l'instant, alors qu'elle fixait l'inconnu. S'il le prenait mal ? Et bien ça s'envenimerait, tout simplement.. parce que la fragile chose pouvait enrager vitesse grand V.
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MessageSujet: Re: What big eyes you have җ AEDHAN&VITHALYS Dim 27 Nov - 20:35






« A DAMN CAT AND A WOLF TOO BIG FOR BEING NORMAL. »


L’obscurité avait ce petit côté salvateur, ce petit côté que l’œil humain ne voyait pas. Dans la pénombre, les vampires, eux, étaient comme des chats dans le noir. Chats, panthères… Loup. Le genre de carnivores qui pouvaient chasser aussi bien de jour que de nuit. Seul l’instinct subsistait, comme ce soir. Une Panthère et un Loup, deux vampires en réalité. Deux vampires au caractère bien distinct mais qui pouvaient pourtant trouver des points communs s’ils s’amusaient à chercher. Mais l’heure n’était pas à l’amusement, non, Aedhan venait de mettre la main sur cette fichue panthère aux billes bleues qui l’avait suivi plusieurs fois pour il ne savait quelle raison. Sorti de l’ombre, cigarette en main, il avait visiblement surpris sa jolie blonde, ce qui l’amusa pour le coup, si bien qu’il continua comme si de rien était, comme s’il n’avait rien vu, et qu’il n’avait pas deviné qu’elle avait tenté de se faire lentement la belle pendant qu’il redevenait lui-même. Enfin, lui en vampire, en humain… En. Bref. Prenant une bonne bouffée de nicotine, il toisa la jeune femme pendant de longues secondes, attendant une réponse. Réponse qui vint tel un murmure, le craignait-il ? Pourtant c’était elle la prédatrice à la base, elle qui le suivait depuis des jours. A la réponse de la blonde, Aedhan pencha la tête sur le côté, le regard interrogateur. Il se fit patient, il attendit, la suite de la phrase vint toute seule. Pauvre petite chose. Puis le nom vint également, sans grande difficulté. Le vampire sourit, satisfait.

« Vithàlys hein ? ». Pause, le temps de tirer sur sa cigarette et de souffler la fumée. « Aedhan. Mais ça, vous devez sûrement déjà le savoir puisque cela fait plusieurs jours que vos moustaches trainent dans mes pattes. ». Le ton n’était pas menaçant ou quoi que ce soit d’autre du même genre, non. Pour l’instant, il était souriant. Pour l’instant, car si la belle montait vite, il en était de même pour le Kingkade.

Faisant quelques pas en avant, il se rapprocha de la dite Vithàlys, l’air de rien, tandis que celle-ci continuait de glisser des phrases entre deux blancs, comme pour se rassurer. Que craignait-elle donc comme ça ? Qu’il ne la mange ? La méthode de « fuite » de la belle le fit sourire davantage. Celle-ci reculait. Un pas. Deux pas. Trois pas. Aedhan lui, avait fait la même chose mais en avant, sans se soucier d’une quelconque distance de sécurité. Gardant le silence, il se jouait d’elle et de sa patience. Ses prunelles émeraude aux teintes légèrement dorées ne quittaient pas la silhouette féminine d’un pouce, la dévisageant, perdant son regard dans celui azuréen de la douce sauvageonne. Un défi ? Peut-être bien, il aimait ça, les défis, le jeu. La réprimande de Vitha le fit rire cette fois-ci, alors que le mégot de cigarette s’écrasait au sol. D’un geste lent il posa son pied sur le reste de cigarette fumant et appuya, écrasa, le tout sans pour autant arrêter de l’observer. Provocateur. Aedhan finit par s’arrêter d’avancer à son tour, se posant juste en face de la belle.

« Toi, tu n’es clairement pas un exterminateur. Ne reste que le… Vampire. Ton visage ne me dit rien, es-tu recensée ? ».

Ses prunelles se posèrent à nouveau dans ces billes bleues qui s’impatientaient.

« Quoi qu’il en soit… Tu me suivais, tu m’as trouvé. Que cherchais-tu donc à savoir ? ».

Oui, parce que tout venait d’elle à la base, il n’avait pas demandé à jouer les détectives privés ou les chiens suivant une piste. Lui, il n’aspirait qu’à une seule chose, vivre sa non-vie comme il l’entendait et le voulait. Perdre son temps pour des pacotilles ça ne lui disait rien, non, vraiment rien. Et par-dessus tout, Aedhan était… Insatiablement curieux, logique qu’il veuille savoir ce qu’une femme dans son genre attendait de lui. Face au silence, il pinça les lèvres.

« Allons, on ne va pas s’éterniser. Qu’est ce que tu me veux ? Je ne mords pas… Pas quand ce n’est pas nécessaire, fais donc un effort pour te montrer coopérative ! J’essaye de faire ami-ami. ».

Nul doute que cela pourrait faire des étincelles, il ne souhaitait pas s’éterniser, mais la présence de la blonde l’intriguait, tout comme ce caractère étrange, cette attitude, cet accoutrement. D’ailleurs… Ses yeux vinrent se poser à l’endroit où il avait tiré sur sa robe. Penchant la tête sur le côté il s’avança et entreprit de la remettre correctement. Bah oui, il pensait à son futur chemin de retour, si on la voyait avec une robe qui chavirait un peu, ça pourrait nuire à son image, non ? Aedhan ça, il s’en foutait totalement, mais comme il sentait l’impatience et la crispation nouer ses veines, il fallait bien qu’il fasse quelque chose. Alors… Il opta pour ça. Le geste dura quelques secondes à peine, et il devait trouver autre chose pour s’occuper. Toutefois, il attendit, inlassablement, qu’elle ne daigne répondre. Mais qu’elle le fasse ! Et vite ! Il commençait à avoir faim.


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MessageSujet: Re: What big eyes you have җ AEDHAN&VITHALYS Lun 28 Nov - 10:59



« Vithàlys hein ? » Signe de tête approbateur. « Aedhan. Mais ça, vous devez sûrement déjà le savoir puisque cela fait plusieurs jours que vos moustaches trainent dans mes pattes. » Signe de tête négatif. Non, elle ne s'était pas intéressée à son nom, elle s'était juste contentée de l'observer, longuement, à une distance raisonnable pour ne pas se faire croquer. Sa curiosité l'avait poussée à analyser son comportement dans l'unique but d'apprendre la façon dont il fallait se comporter à la Nouvelle-Orléans, rien de plus. Toujours muette, elle fixait le dénommé Aedhan, attentive. « Toi, tu n’es clairement pas un exterminateur. Ne reste que le… Vampire. Ton visage ne me dit rien, es-tu recensée ? » Il avait avancé. Il avait suivi le mouvement de recul de la blonde, réduisant la distance qu'elle s'efforçait pourtant d'instaurer. Il était souriant, et de ce qu'elle voyait sur l'instant, plutôt charmant.. presque assez pour la mettre en confiance, mais le félin demeurait dans un coin de son esprit, et cet aspect là la poussait à une méfiance exacerbée. Elle ne répondait toujours pas. « Quoi qu’il en soit… Tu me suivais, tu m’as trouvé. Que cherchais-tu donc à savoir ? » Vithàlys s'est mordue la lèvre inférieure, ne sachant trop ce qu'il fallait qu'elle lui dise, un peu perturbée par toutes ces questions auxquelles elle n'avait pas de réelles réponses. Elle agissait à l'intuition.. comment expliquer cela ? Elle n'avait jamais les mots pour exprimer son ressenti.

« Allons, on ne va pas s’éterniser. Qu’est ce que tu me veux ? Je ne mords pas… Pas quand ce n’est pas nécessaire, fais donc un effort pour te montrer coopérative ! J’essaye de faire ami-ami. » Silence. Elle a semblé s'enfermer un peu plus, les bras croisés plus fermement. S'il lui avait été possible de se replier intégralement sur elle-même, elle l'aurait fait. « Je.. euh.. » Hésitation. Ca ne venait pas. « Je voulais juste savoir comment .. » Non plus. Ce n'était plus la Vampire âgée de 81 ans qu'il avait sous les yeux, mais une sorte d'adolescente perdue, le regard plongé dans un trouble profondément visible. « .. ne sais pas faire ''ami-ami''.. » Inspiration. Se calmer devenait urgent seulement la faim demeurait, et elle la sentait.. elle sentait ce besoin qui lui coupait la capacité de réflexion. « Je suis perdue ici.. en Russie, c'était différent.. il faut que j'aille voir le Prince.. mais je ne sais pas par où commencer.. » Pause.

Soupir. « Vous sembliez bien connaître la ville et.. je ne sais pas.. vous inspiriez confiance.. temps que je n'étais pas repérée.. » Oui. Elle n'était pas franchement à l'aise avec la version humanoïde.. le Loup était peut-être mieux, en fin de compte. Un peu indécise et contradictoire ? Tout à fait. « Je ne parle plus à personne depuis des années.. la seule chose que je sais faire, c'est me cacher.. disparaître. » Voilà, elle coopérait. Il avait l'air de quelqu'un d'important, elle ne voulait pas le contrarier.. et un Vampire plus âgé est toujours dangereux. L'azur de ses yeux paraissait se voiler, l'énergie lui manquait.. depuis quand n'avait-elle rien avalé ? La veille, mais vers quelle heure ? Elle ne se souvenait plus.

Une main est passée dans les cheveux or, les rejetant en arrière. Les mèches rebelles avaient tendance à l'agacer. Tout l'agaçait lorsqu'elle n'avait rien dans l'estomac. Aurore a baissé le regard, fixant le sol avec une attention exagérée, espérant cacher son état à la limite de la schizophrénie.. elle passait de l'enfant à la bête sauvage assoiffée de sang, de la femme effacée à celle de caractère en un temps record. Plutôt inquiétant lorsqu'on ne la connaissait pas. « .. si je n'avale rien.. je ne pourrais plus répondre à vos interrogations encore longtemps.. » Ca, c'était avoué. Difficilement, dans un murmure coupable, mais au moins, il ne serait pas surpris. Mieux vaut prévenir que guérir comme on dit.
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MessageSujet: Re: What big eyes you have җ AEDHAN&VITHALYS Dim 4 Déc - 20:08






« GUESS WE COULD HUNT. »


Le silence. Il ne faisait face qu’au silence. La blonde ne semblait pas très bavarde, et pire encore, elle semblait aussi à l’aise qu’un poisson dans un nouvel aquarium, se cognant inlassablement dans son bocal car il n’était plus rond. Pourtant, ce n’était pas pour ça que le vampire s’arrêtait de parler, et bien au contraire, il avait l’impression de ne faire que ça. Pourquoi ne répondait-elle pas ? Oh si, il avait bien eu un signe négatif vis-à-vis de son prénom mais c’était tout, plus rien après cela, hormis cette distance qu’elle tentait d’élargir mais qu’il s’amusait à briser pas après pas, tel un voleur de distance sécuritaire. Aedhan dû faire ses déductions tout seul, cherchant là un moyen de passer le temps et de tomber juste. Juste, il le fut lorsqu’il aborda le sujet du vampire. Nouveau vampire en plus de cela. Arquant un sourcil, il ne pouvait néanmoins deviner son âge. Bras croisé, cette sensation d’effrayer son vis-à-vis aurait pu satisfaire le loup, si la situation avait été toute autre. Mais on ne touchait pas à ses pairs, Ciara le lui avait bien appris. On ne tuait pas, et ne mordait pas ses compatriotes. Qu’ils soient jeunes ou non. Intrigué par ce silence que Vithàlys s’amusait à garder, il continua de parler, ne s’arrêtant que quelques minutes en espérant qu’elle ne dise quelque chose, même un petit mot, mais quelque chose ! Et lorsqu’Aedhan sembla enfin perdre patience, le miracle se produit, elle ouvrit la bouche. Après avoir resserré un peu plus ses bras contre elle. Intérieurement, il cria victoire, il avait réussi à la faire parler, oh oui, ça relevait du miracle, peut-être qu’il neigerait, qui sait ? D’ailleurs il regarda le ciel d’un noir de jais, non, rien ne laissait présager de la neige. Et de toute façon, dans le coin, elle se faisait rare alors… Le Kingkade ne coupa pas la belle blonde, il la laissa parler, du moins essayer, pour comprendre qui elle était, si elle était recensée et ce qu’elle fichait ici. Mais chaque chose en son temps, comme on disait. Muet, Aedhan l’observa prendre une inspiration, décidément, elle semblait complètement bousillée la demoiselle. Elle aborda enfin le sujet intéressant, et le petit fils du Prince ne put s’empêcher de pencher la tête sur le côté face à cette révélation. Pour le coup il avait l’impression de faire le boulot d’il ne savait quel guignol de la hiérarchie. Mais bon, soit. Il ferait son devoir de vampire citoyen, il ramènerait cette petite à Grand Père, parce que, il l’aimait bien, ouais, son attitude était étrange mais au fond, il sentait qu’il pourrait l’apprécier, et soyons honnête ça aurait été triste de voir ce si joli petit bout de chose avec une tête en moins… Ou desséchée. Il grimaça rien qu’en y pensant d’ailleurs. Secouant la tête, il reporta son attention sur elle, tout en arborant un fin sourire qui se voulait rassurant.

« Et bien, je dois dire que tu as de la chance. S’il avait s’agit de quelqu’un d’autre que moi, et surtout de mon Sire, tu serais sans doute déjà plus de ce monde… Du tout. ».

Rassurant on avait dit ? Il pinça les lèvres, avant de reprendre presque instinctivement.

« Je comprends mieux pourquoi la discrétion. Et bien sache que tu ne risques rien. Et je suis flatté d’inspirer confiance, c’est dommage, moi qui pensait effrayer y’a encore quelques secondes de cela… ». Il soupira. « Mais bon, ça ne fait rien. ». Haussant les épaules et mettant les mains dans ses poches. « Si tu es perdue j’en déduis que tu n’es donc pas encore recensée, je pense que c’est ce que nous allons devoir faire assez rapidement si tu ne veux pas te retrouver décapitée ou la tête en bas à te vider de ton sang. Je te conduirais au Prince… ». Il n’allait pas plus loin, car déjà elle aborda le sujet de la faim. Super, une jeune folle jouant avec le feu. « Je suis un très mauvais baby-sitter. ». Pourquoi il disait cela ? Il ne savait pas vraiment, mais il fallait qu’il le dise. Se rapprochant d’elle il attrapa son menton et leva le visage de la blonde en l’air afin d’observer ses prunelles ternies. « Oui en effet, ça urge. ». Il la lâcha et recula d’un pas, réfléchissant, puis une idée lui traversa l’esprit. « Que dirais-tu d’une partie de chasse ? ». Oui, un mort passerait inaperçu à la Nouvelle Orléans, mais sous forme animale c’était encore mieux. Un loup et une panthère, chasser ensemble ? Ca relevait du délire, mais s’il voulait éviter une effusion de sang près du Prince, il avait tout intérêt à la faire bouffer avant d’y aller. Et il avait encore tellement de questions à lui poser. « Quel âge tu as ? ». Il retira à nouveau sa veste. Il avait l’impression de faire que ça ce soir. « Oh, si tu acceptes la chasse, le félin ne miaule pas, il ne griffe pas, il se tait il suit et il observe. Et surtout ! Il ne s’enfuit pas, ou là je mords. ». Il recula davantage, sourire aux lèvres, retirant sa chemise. « Alors qu’en dis-tu ? ». Au moins il avait une excuse pour gambader, tout noir et tout poil dehors.


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MessageSujet: Re: What big eyes you have җ AEDHAN&VITHALYS Mar 6 Déc - 10:48




« Et bien, je dois dire que tu as de la chance. S’il avait s’agit de quelqu’un d’autre que moi, et surtout de mon Sire, tu serais sans doute déjà plus de ce monde… Du tout. ». Le Sire.. une lueur de tristesse est passée dans les prunelles voilées de Vithàlys qui n'a pas voulu commenter. La peur n'est pas venue, cependant, et ce sans doute parce qu'elle n'avait retenu que ce seul mot, ravivant le reflet d'un manque qu'elle ressentait comme toujours plus lointain.. à croire qu'au fil des ans, elle oubliait. En un sens, elle avait déjà oublié toutes les sensations rassurantes qu'offrait une ''famille''. « Je comprends mieux pourquoi la discrétion. Et bien sache que tu ne risques rien. Et je suis flatté d’inspirer confiance, c’est dommage, moi qui pensait effrayer y’a encore quelques secondes de cela… » Sourire, furtif mais bien présent. Il était amusant. « Mais bon, ça ne fait rien. » Pas un mot. « Si tu es perdue j’en déduis que tu n’es donc pas encore recensée, je pense que c’est ce que nous allons devoir faire assez rapidement si tu ne veux pas te retrouver décapitée ou la tête en bas à te vider de ton sang. Je te conduirais au Prince… » Regard reconnaissant. La perspective de perdre sa tête n'était pas pour lui plaire, bien que dans le fond, elle n'ait pas grand chose à y perdre si ce n'est son éternelle errance. « Merci.. » a-t-elle soufflé, dans un murmure à peine audible.

« Je suis un très mauvais baby-sitter. » Elle aurait rougit, si ça avait été possible, mais il s'est approché et lui a attrapé le menton, sans brusquerie, ce qui ne l'a pas empêché de passer directement sur un mode défensif. Elle s'est crispée. Elle lui aurait croqué les doigts si la prudence n'avait pas été son mot d'ordre depuis son arrivée. « Oui en effet, ça urge. » Aedhan a relâché sa prise, Vithàlys s'est immédiatement détendue. « Que dirais-tu d’une partie de chasse ? » Froncement de sourcils. La faim la tiraillait, mais la chasse.. c'était une mauvaise idée.. lorsqu'elle commençait, l'arrêter nécessitait presque de l'assommer. Elle n'a pas eut le temps d'opposer cet argument qu'il posait déjà une autre question. « Quel âge tu as ? » « Quatre-vingt-un ans.. » Elle l'a regardé retirer sa veste, sans comprendre, dans un premier temps. « Oh, si tu acceptes la chasse, le félin ne miaule pas, il ne griffe pas, il se tait il suit et il observe. Et surtout ! Il ne s’enfuit pas, ou là je mords. » Le visage fut penché sur le côté. Il a retiré sa chemise sous les yeux ébahis de la blonde qui lui a tourné le dos. Non, non, non, ça ne se fait pas. Rien que la chemise, c'était déjà trop pour ses chastes yeux. « Alors qu’en dis-tu ? »

Inspiration. « Que je n'en ai jamais assez.. » Là, il risquait de ne pas comprendre. Par chance, elle ne pouvait pas le voir et fixer un point inexistant du vide lui permit de se concentrer pour articuler une véritable réponse. « La chasse, je veux dire. Quand je commence, je veux toujours une nouvelle proie.. c'est comme si la faim était impossible à taire. Je sais me faire violence pour calmer l'envie, mais ici.. je crois que je manque de trop de repères.. » Honnêteté. « Education bancale. » Pause. « Seulement je ne peux pas refuser, ni repousser plus l'échéance. » Ah ça, c'était évident.. un vampire non recensé qui pète un plomb risquait de ne pas faire très long feu.

« ..Et vous, quel âge avez-vous ? » Bien.. elle acceptait au moins de faire l'effort de parler, ce qui était un pas énorme, pas sûr qu'elle recommence de si tôt avec un inconnu, mais lui, c'était un peu différent.. peut-être la forme animale était un point commun rassurant. Suffisamment pour qu'elle ait l'espoir, si l'on pouvait appeler ça ainsi, d'être comprise.
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MessageSujet: Re: What big eyes you have җ AEDHAN&VITHALYS Dim 11 Déc - 17:39






« I CAN STOP YOU. »


Etrange spécimen qu’il avait là en face de lui. L’once de tristesse qui était passée dans les prunelles de la blonde ne lui disait rien qui vaille. Ou plutôt, il ne les comprenait pas. La tristesse, ça faisait bien longtemps qu’il ne l’avait pas côtoyé, peut-être qu’il ne savait même plus ce que c’était à vrai dire, ce qui expliquait sans doute son incompréhension et sa curiosité quant à la lueur qu’il avait aperçu dans ces yeux là. Aedhan n’avait jamais pris le temps de se morfondre, cela faisait bien plus de 200 ans qu’il n’avait pas ressenti telle émotion, enfin non, pas exactement… Il l’avait plutôt balayé d’un revers de main le jour où il se jura de ne plus s’accrocher à aucune femme. La dernière à qui il avait osé penser un peu plus que de raison avait fini en psychiatrie jusqu’à la fin de ses jours, seule telle une nonne. Il n’y avait rien de très intéressant là-dedans, cet évènement avait juste suffit au vampire à aller de l’avant. Ne plus s’accrocher pour ne plus faire preuve d’aucune tristesse ou pitié envers les autres. Et il l’appliquait très bien depuis. Preuve en est, il ne comprenait plus ce « sentiment ». Il ne ressentait plus que des bribes, et il se contentait des ressentis primaire : la peur, la colère, la joie. Oui, Aedhan misait tout sur « la joie », disons qu’il préférait s’amuser plutôt que de pleurer dans un coin, de toute façon il n’avait aucune raison de le faire n’est-ce pas ? Oui. Pourquoi pleurerait-il ? Il avait le strict nécessaire, il vivait même très bien à la Nouvelle-Orléans, et il préférait largement cette non-vie à sa pauvre vie d’humain torturé. Observant la jeune femme pendant de longues secondes, il avait fini par ouvrir la bouche, pour ne plus la refermer, ou uniquement le temps d’un instant. Vithàlys n’était donc pas recensée. Soit, il allait devoir jouer « les Guides » et l’amener auprès d’Angelus. Non pas qu’il se soucie réellement d’elle et de son avenir, mais il devait admettre que gâcher un aussi doux visage serait… Tout simplement un beau gâchis. Alors qu’à cela ne tienne, il réussit à lui tirer quelques mots et même un sourire, c’était déjà un bon début. Contre toute attente, tandis qu’il lui promettait de la mener au Prince, elle le remercia. Tiens… Rares étaient ceux qui lui disaient merci. L’Ecossais n’avait clairement pas cette réputation de bon samaritain, décidément, cette nuit était riche en surprise.

Puis, ils abordèrent le sujet de la nourriture, et Aedhan fut forcé de constater que la belle allait finir par devenir enragée si elle n’avalait pas quelque chose. Super. Attrapant doucement le menton de la blonde, il analysa les prunelles. Non pas que ce soit un moyen très efficace de savoir dans quel état elle pouvait se trouver, mais il tenta son coup et ça ne rata pas. Elle avait effectivement besoin de croquer un morceau. Chouette, ils allaient pouvoir chasser alors. L’idée d’une chasse le remit un peu plus d’aplomb et il se sentit à nouveau pousser des ailes. Le vampire aimait bouger par-dessus tout, il était comme le jour et la nuit : hyperactif jusqu’à déborder ou calme. Les instants de calme étaient rares mais pas impossible, sûrement le revers de la médaille à trop être sur le qui-vive sans arrêt. Curieux, il lui demanda son âge et écarquilla les yeux en entendant la réponse. Et bien, elle était plutôt jeune.

« Et loin de ton Sire ? ».

Le vampire ne comptait pas aller plus loin dans la discussion sur le Sire, c’était simplement une réflexion qu’il venait de se faire à voix haute. Pour lui, mais comme il ne pouvait s’empêcher d’être surexcité face à l’idée de se dégourdir les pattes, il pensait tout haut. Arquant un sourcil, se rendant compte qu’il venait de laisser échapper sa pensée profonde, il se contenta de pencher la tête sur le côté avec un air indigné. Puis, il recula et retira sa veste en premier, avant de faire suivre la chemise. Lorsqu’il releva les yeux vers Vithàlys, celle-ci lui tournait le dos. Mais d’où sortait cette fille là ? Papillonnant des yeux, il esquissa un sourire en coin sans pour autant se moquer d’elle, mais ça valait tellement la chandelle. Jamais personne encore ne lui avait fait ce coup là. Non pas qu’il soit habitué à se déshabiller dans la rue sous les yeux de jeunes femmes mais… Ce n’était rien d’autre qu’une chemise. Silencieux, il croisa les bras, attendant sa réponse. Quand il l’eut enfin, il hocha la tête, l’incitant à en dire plus car il ne comprenait pas son allusion. Bien évidemment, Aedhan avait mis les points sur les i, juste avant d’attendre la réponse de la blonde, il acceptait de chasser avec quelqu’un, car la forme animale aidait beaucoup dans ce genre de cas, mais si elle lui faisait un coup de travers, il l’avait prévenu qu’il se chargerait lui-même de son cas. Le message semblait passé, mais les mots de la jeune femme le surprirent tout de même. Néanmoins, il devait admettre qu’il se surprenait lui-même, réussir à faire avouer une fille qui semblait aussi timide et coincée qu’une poire, ce n’était pas facile. Mais au moins elle avait accepté sans chigner. « Je serais là pour calmer, je ne crains pas les coups de pattes, je sais très bien les rendre. ». Nouveau sourire tandis que sa propre question lui était renvoyée au visage. Prenant une inspiration non nécessaire, il la toisait du regard, du moins les courbes de son dos. « 246 ans. ». Il lui offrit un clin d’œil. « On tâchera de faire quelque chose, contre l’éducation bancale… Maintenant, je pense qu’il est temps qu’on y aille, et j’espère ne pas avoir tort de te faire confiance. Vitha. ». Enième sourire et il disparut dans l’obscurité de « sa » ruelle. Se faisant le plus discret possible, il n’en ressortit que quelques secondes plus tard.

Les oreilles bougèrent légèrement puis se stabilisèrent lorsqu’il reprit connaissance de son environnement. Aedhan se secoua de tout son long, jusqu’au bout de la queue et claqua des dents. Puis, il revint se poster dans la ruelle qu’ils occupaient tous les deux quelques minutes plus tôt et s’assit tranquillement, scrutant « l’horizon » de ses prunelles dorées.

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MessageSujet: Re: What big eyes you have җ AEDHAN&VITHALYS Mar 13 Déc - 15:10


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Dernière édition par A. Vithàlys Armyanski le Mar 27 Déc - 13:15, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: What big eyes you have җ AEDHAN&VITHALYS Dim 25 Déc - 20:47






« HERE WE GO. »



A l’évocation du Sire, le doute qui résidait dans son esprit fut balayé par la réponse de la blonde. Pas de Sire, ceci expliquait cela. Penchant la tête sur le côté il garda le silence, ne souhaitant pas perturber cette possible envie de se « confier » à quelqu’un. Non pas qu’il soit du genre à écouter les mésaventures d’une inconnue, mais il devait admettre qu’il ne considérait pas la jeune femme comme une moins que rien. Ce n’était pas non plus le sauveur des égarés, mais Aedhan préférait que les choses se passent bien plutôt que d’assister à une décapitation, il en avait assez vu dans sa vie. Sans ajouter quoi que ce soit, le vampire se mit à retirer sa veste, puis sa chemise, se préparant lentement à une partie de chasse, puisque la nourriture semblait primordiale en cet instant. Toutefois, quand Vithàlys continua sur sa lancée, le sourire qui était perché sur ses lèvres s’effaça et il hocha la tête, s’adressant au dos de la jeune femme. « Oui, il n’avait pas le droit. C’est évident. ». Que dire d’autre ? Il n’était pas doué pour réconforter un vampire sans Sire, il ne savait pas ce que c’était, mais il aurait pu le deviner s’il se concentrait un peu, lui, qui ne pouvait pas rester trop éloigné de sa brunette de Ciara, malgré ses tentatives. Le kingkade n’ajouterait rien, tout simplement parce qu’il n’était pas fait pour ça, tenter de dires des choses gentilles n’étaient pas donné à tout le monde, lui le premier, depuis qu’il considérait les humains comme du bétail. Bien sûr, la blonde n’était pas une humaine, mais il ne fallait pas lui en vouloir de ne rien dire de plus, il était… Comme ça, c’est tout.

Au bout de quelques secondes de silence, il finit par tenter de la rassurer, ou plutôt, il affirmait des choses avec humour, au fond il l’aiderait comme il pouvait, son but principal étant de l’amener à Angelus, lui aussi serait sûrement capable d’aider ce jeune vampire à se remettre dans « le droit chemin ». Puis vint les commentaires sur son âge, il sourit à la remarque de la jeune femme. Bien conservé, c’était le cas de le dire. Pouvant enfin ré apercevoir les prunelles de son interlocutrice, il laissa échapper un petit rire, oui, elle tentait de faire de l’humour, et vu l’attitude gênée qu’elle avait pu avoir, Aedhan se doutait que cela relevait sûrement un peu de l’exploit. Marmonnant qu’il était temps de faire quelque chose contre la faim, il s’éclipsa dans son coin sombre pour entamer la métamorphose. S’étirant de tout son long une fois recouvert de poils, il claqua des dents, remuant les oreilles aux différents bruits environnant et revint dans la ruelle. Vithàlys, toutes griffes dehors étaient affalée sur le bitume, penchant la tête sur le côté, observant l’attitude féline de la vampire, il soupira, sous forme animale Aedhan se laissait aller à l’instinct, il était donc évident qu’une attitude aussi… Fainéante que celle-là ne lui hérisse un peu ses poils canins. Laissant tomber son arrière train sur le sol, ramenant sa queue vers ses pattes avant, il toisait la panthère de ses prunelles dorées, l’appel de la chasse se faisait de plus en plus fort dans ses entrailles, et le goût du sang pouvait presque revenir jusqu’à ses babines. C’est à ce moment là qu’il vit le félin s’approcher de lui, trop près de lui, tandis qu’elle effleurait ce qui était censé être sa joue du bout de son museau, le loup gronda légèrement en signe d’avertissement, il n’aimait pas trop ça, qu’on le touche, alors cette fois-ci il n’avait rien fait, parce qu’il n’avait pas de raison particulière de la mordre, mais au moins il avait prévenu. Ne la quittant pas des yeux alors qu’elle se rendait vers la lumière, Aedhan se remit sur ses quatre pattes, sa queue balayant lentement l’air, il attendit encore un instant puis signa à la négative vis-à-vis de l’idée de la blonde, plus si… Chevelue qu’avant. Montrant un autre chemin en tournant la tête et désignant un passage du bout de sa truffe, il voulait se faire discret. Se jeter dans une mare de foule n’était pas réellement une bonne idée à son goût.

Une fois qu’il fut sûr que Vitha le suivait, le loup se mit à trottiner tranquillement, se fiant à l’odeur, le sang il ne le ratait jamais, il suffirait d’un égaré, un accident était si vite arrivé, et il était si facile de défigurer un homme sans le vider complètement lorsque l’on se trouvait sous forme animale que cela facilitait la tâche. Le goût de la chasse le faisait frétiller, lui qui ne s’était pas nourri sur un humain depuis au moins deux jours, ça avait de quoi le rendre heureux et joueur au possible. Et ils ne tardèrent pas à trouver la cible idéale d’ailleurs… Stoppant net à un carrefour, il grogna légèrement pour inciter le félin à faire de même. Là, observant ce pauvre homme complètement ivre, un sourire aurait pu se dessiner sur le visage d’Aedhan s’il avait été humain, en attendant, seule sa langue passait sur ses crocs de canidé. Reniflant un instant il se secoua, força la panthère à attendre encore un peu, jusqu’à ce que l’homme soit à portée. Là, le loup se mit à hurler, ce qui eut le don de faire tressaillir le pauvre humain, le vampire lui, était satisfait, car il aimait lire la peur dans leurs yeux. Il n’attendit pas plus pour sonner la charge, se mettant à courir droit vers l’ivre, il ne rata pas son mollet, le mordant jusqu’au sang et bien plus encore, l’humain se mit à hurler tandis qu’il cherchait à donner un coup de pied dans la gueule du loup.

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MessageSujet: Re: What big eyes you have җ AEDHAN&VITHALYS Mar 27 Déc - 13:02


« Oui, il n’avait pas le droit. C’est évident. » Une douloureuse évidence, seul réel sentiment qui n'avait pas lâché Vithàlys. Elle ne parvenait pourtant pas à se résoudre à l'idée d'aller droit vers la mort ultime, raccrochée à son errance maudite, comme pour se punir d'avoir tenté le vampire.. car a ses yeux, elle avait tenté la créature de la nuit, elle était fautive, il n'avait fait que céder à son envie d'avoir cette frêle petite chose auprès de lui pour l'éternité. Bien vite cependant, ni l'un ni l'autre ne sembla éprouver le besoin de parler et c'est la forme animale qui prit place. La panthère et le loup. Le félin et le canidé. L'attitude fainéante était donnée à la nature du gros chat, qui aimait à se prélasser.. animal nocturne cependant, c'était à la lueur de la lune et non aux rayons du soleil. Il s'était assis et elle s'était approchée, pour le remercier, mais visiblement, cela ne lui fut pas agréable, puisqu'il a grondé, menaçant. Vithàlys a baissé les oreilles, reculant légèrement, sorte de signe de soumission, avant de filer vers la lumière.. mais Aedhan n'était pas de cet avis. Il lui a montré un autre chemin, vers lequel ils se sont dirigés, calmement.

Il a trottiné jusqu'à ce qu'un humain apparaisse dans leur champ de vision. L'homme était ivre, le pas chancelant et le regard agar. Les prunelles bleues suivirent chaque mouvement avec précision. La faim la rendait impatiente. Elle était impatiente, elle ne tenait plus.. la transformation lui avait demandé encore un peu d'énergie, il était urgent pour elle de se nourrir, au risque de réellement perdre la tête. Les griffes se sont montrées. Le loup a hurlé, elle s'est penchée vers l'avant, prête à bondir, la queue jouant avec l'air, signifiant son envie grandissante de planter les crocs dans la proie. La charge était sonnée. Il s'est élancé le premier, a attaqué une jambe, faisant réagir le mortel terrifié. Etrangement elle a attendu. Ce n'est qu'une ou deux minutes plus tard qu'elle s'est élancée vers eux, mordant directement dans l'épaule, sans prendre le temps de jouer. Le sang s'est répandu dans la gueule féline, plaisir ultime. La chair s'est trouvée martyrisée par les griffes d'une patte placée au niveau de la gorge, de quoi lentement et douloureusement laisser s'échapper la vie.

Le calme est revenu. Il ne lui en fallut pas beaucoup pour qu'elle se sente rassasiée. A vrai dire, elle ne l'était jamais, elle s'arrêtait toujours bien trop tôt, n'en prenant pas assez pour tenir le temps habituel après un repas. La crainte, le manque de maîtrise.. elle s'y forçait, à cause de ces détails si important, à cause du danger que représentait le fait d'aller trop loin. Vithàlys a cédé le corps à Aedhan, se couchant un peu plus loin, s'étirant. Une oreille attentive pouvait même percevoir un faible ronronnement, court, avant qu'elle ne se redresse, le regard attiré par un mouvement. Ce n'est rien d'autre qu'un chien errant. Elle s'en désintéresse, file dans l'obscurité, retrouve sans mal les divers vêtements laissés un peu partout au cours de la soirée. Elle l'avait fait parce qu'elle avait conscience de sa faim, elle avait joué la prudence. Le fauve cède à nouveau sa place à la forme humaine. Elle enfile une nouvelle robe, noire, ornée de volants au niveau de la taille. Elle a l'air d'une poupée de porcelaine gothique. La langue passe sur ses lèvres avant qu'elle n'ajuste la perruque rousse. L'apparence bascule, comme la personnalité. Les talons sombres terminent la tenue et elle retourne vers le loup, d'un pas sûr, calme. Les prunelles ne sont plus voilées.

Aurore se cale contre le mur le plus proche, croise les bras, observe le carnage, le cadavre, puis s'adresse à l'animal, qu'elle sait à proximité. « Je ne t'ai même pas souhaité un bon appétit.. » Même le timbre de voix est modifié. Pour un peu et l'on aurait douté qu'il s'agisse de la même personne. Le vouvoiement est tombé, aussi.. comme si les entraves s'effondraient. Où se trouvait donc la petite blonde ? Là, quelque part, dans cette instabilité mentale. A savoir quelle personnalité servait de protection à l'autre.. c'était un mystère.
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MessageSujet: Re: What big eyes you have җ AEDHAN&VITHALYS Dim 8 Jan - 11:41






« TIME FOR DINNER. »


Il savait que la jeune femme ne s’était sûrement encore jamais confiée de la sorte, et peut-être que ce serait ça après tout, sa future vocation. S’il inspirait tant confiance, peut-être était-il fait pour être sur le terrain, et aider un peu plus les affaires du Prince. Oui, cela pourrait être une idée à lui évoquer, puisque de toute manière, il serait amené à emmener Vithàlys jusqu’à lui. Mais l’heure n’était pas à une quelconque récompense, et de toute façon, Aedhan savait mieux que personne qu’il ne faisait pas ça pour de l’argent ou être dans les bonnes grâces, il l’était déjà. Le vampire faisait donc face à une jeune qui avait erré sans Sire pendant des années, il y’avait un petit côté surprenant, et pour le coup, il comprit très bien sa « tristesse », même s’il ne le montra pas. Enfin pour lui, ce n’était pas de la tristesse, il ne savait plus ce que c’était depuis bien trop longtemps. Alors il ne faisait que croire qu’il comprenait. En réalité, la seule chose qu’il pigeait, c’était que, comme lui, elle avait eu du mal à vivre sans, et c’était probablement encore le cas… Soit. Il n’était pas du genre à s’éterniser, et l’urgence de la nourriture se faisait sentir dans chacun des gestes de la blonde. Ils étaient donc prêts pour la chasse, mais là encore, Aedhan prendrait les rênes, résolu à ce que Vitha ne fasse pas n’importe quoi. Alors il s’éclipsa dans la pénombre, sans demander son reste, et en ressorti, pattes noires dehors, oreilles bougeant au fil des sons environnants. Le loup avait ensuite retrouvé le félin allongé sur le sol, il s’était donc assis, penchant la tête sur le côté pour l’observer de ses prunelles dorées. Ce n’était pas une amie, ce n’était qu’une vampire qu’il devait amener à Angelus, et qui, par malchance, allait finir par devenir folle si elle ne se nourrissait pas. Cependant, il devait bien admettre que la situation l’arrangeait, ça lui donnait une excuse pour chasser ouvertement de l’humain. De la jugulaire fraîche et frétillante. Pouvoir lire la peur dans les yeux de la cible, et goûter au liquide qui, selon le groupe sanguin, faisait frétiller ses papilles.

Le geste de remerciement de la panthère ne fut pas désagréable, mais Aedhan gronda par principe, il n’aimait pas qu’on le touche. S’il gronda et baissa légèrement les oreilles en arrière, il ne fit rien d’autre, se contentant d’indiquer le chemin. Force était de constater que le félin ne lui posa pas trop de problèmes face à ses grondements. La queue ballante, il trottina gaiment dans les ruelles plus sombres, à l’abri des lumières et de la populace, car c’était moins risqué. Même s’il n’approuvait pas totalement l’idée de se nourrir dans une tasse, il respectait le traité, et ne voulait pas décevoir le Prince, ni même son Sire d’ailleurs. Alors, lorsqu’il ne pouvait aller contre son envie de chasse, il le faisait le plus discrètement possible, et usait toujours de sa forme animale, qui avait ce petit côté pratique, puisque personne n’irait soupçonner un vampire d’avoir déchiqueté un humain de la façon dont il pouvait le faire. Et leur cible, apparut rapidement sous leurs yeux. Arrêté à l’angle d’un petit carrefour, le loup observait, oreilles baissées, l’homme s’approcher et passer devant eux. Un ivrogne, parfait. S’il avait pu sourire il l’aurait fait, mais sa seule réaction fut de se lécher les babines. Il n’en fallut pas plus pour qu’il ne lance l’assaut, hurlant comme il aimait le faire de temps en temps, l’instinct de l’animal prenant parfois le dessus. L’odeur du sang était toute proche, et Aedhan profita de la surprise pour fendre l’air et aller directement s’agripper au mollet de l’embourbé, ses crocs transperçant la chair, faisant gicler le sang de ses veines, celui-ci glissant dans la gueule du loup qui ne s’en plaignait pas. Vithàlys ne tarda pas à suivre, et l’homme fut obligé de tomber à terre. Le vampire esquiva de justesse un coup mal placé de la part de l’humain, il resserra sa prise et ne la lâcha pas jusqu’à ce que l’homme n’effectue plus aucun mouvement. Ses oreilles pivotèrent, il l’entendait, le gros chat, se rassasier comme un forcené, bien, au moins cela servirait à quelque chose. La gueule maculée de sang, il se força à lâcher ce mollet bien abîmé, car, se connaissant, il ne le ferait pas sinon. Etrangement, Aedhan n’avait pas plus faim que ça, mais il ne gâchait jamais un repas. Il lécha la plaie béante qu’il avait affligé, avant de finalement reculer pour se secouer et s’asseoir, satisfait. Sa queue bougeait lentement, au fil des brises qui l’obligeaient à renifler toutes les odeurs passant. Et les odeurs, il y’en avait, mais la plus forte était celle de la mort et du sang qui s’échappait du futur cadavre. Il observa ainsi, pendant plusieurs minutes, la panthère se nourrir bravement, prêt à intervenir si elle partait en vrille, car un jeune vampire aussi proche de la centaine soit-il était toujours imprévisible. Ce ne fut que lorsque Vitha recula pour se coucher et s’étirer qu’il comprit, elle avait terminé. Il ne quitta pas le fauve des yeux jusqu’à ce que celle-ci ne revienne sous forme humaine, en rousse. Penchant la tête sur le côté, il couina légèrement en guise de surprise avant de finalement claquer des dents, elle était réglo. Puis, il se redressa sur ses quatre pattes avant d’aboyer en guise de réponse aux mots de la blonde devenue rousse. Il se dirigea vers le visage de l’humain et put constater l’horreur du massacre, les yeux grands ouverts, il semblait regarder l’horizon inexistant dans une expression de grande angoisse, ses prunelles se voilaient déjà. Une réaction normale, voudrait que le vampire soit écoeuré, mais… Même pas. Détournant les yeux de l’expression morbide, il mordit le coup déjà bien ensanglanté, cherchant cette jugulaire tant appréciée, bien, elle lui en avait laissé un peu. Il s’allongea sur le sol et s’amusa à lécher pendant encore quelques minutes, faisant le tri, retirant les morceaux de chair qu’il ne devait pas avaler, même si sa condition animale voulait qu’il meurt d’envie de croquer dans l’un de ces morceaux. Après plusieurs minutes, il s’étira à son tour, se secoua à nouveau de tout son long puis posa ses prunelles dorées sur la jeune femme, il était temps de partir, mais avant… Le loup attrapa l’épaule du type, ne faisant que mutiler la chair un peu plus, et se mit à tirer le corps dans l’une des ruelles adjacentes, il pourrirait là, et cela passerait pour une attaque de chien malade, ou autre connerie du genre. Il avait vérifié, si le corps était retrouvé, ils penseraient qu’il s’était lui-même vidé de la moitié de son sang, à cause des plaies béantes ornant sa peau meurtrie. Il n’y avait donc aucun risque, tant que la victime n’était pas vidée complètement. Une fois fait, Aedhan le laissa là, et retourna auprès de Vitha pour lui signaler de retourner d’où il venait, il n’avait pas placé de vêtements ici. Ne laissant pas le choix à la blonde, il s’éclipsa à nouveau dans la ruelle en trottinant, s’assurant tout de même qu’elle ne lui faisait pas faux bond.

Quelques minutes supplémentaires suffirent à ce qu’il retrouve ses vêtements et qu’il ne reprenne sa forme humaine, son cou et le tour de ses lèvres encore maculés. Il remit sa veste en dernier et sortit de la ruelle, s’essuyant le menton, le cou et les autres endroits de son visage sur lequel le sang avait atterri.

« Voilà qui est fait. Je t’emmène voir Angelus, maintenant, si tu le veux bien. ». Oui, car comme il l’avait dit, c’était ça, se recenser, ou mourir sous les mains de son Sire, et Ciara était… Une vraie barbare quand elle voulait.

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MessageSujet: Re: What big eyes you have җ AEDHAN&VITHALYS Jeu 12 Jan - 11:57


« Voilà qui est fait. Je t’emmène voir Angelus, maintenant, si tu le veux bien. » C'était une bonne idée. Vithàlys s'est donc mise à marcher, calmement, le sang qui avait maculé sa peau ayant été effacé pendant qu'elle revétissait un aspect plus humain. Être un félin était pourtant bien plus agréable, bien plus simple. Parfois, la vampire souhaitait pouvoir rester éternellement métamorphosée, mais elle avait conscience de l'énergie que cela demandait, elle avait d'ailleurs essayé plusieurs années, se fondant dans des paysages hostiles pour goûter à la solitude et au mutisme total.. et aussi asociale qu'elle puisse être, elle était toujours revenue vers ses congénères. Dans un paradoxe profond, elle ne pouvait exister sans eux, sans leur regard, mais elle ne le supportait pas, n'assumait pas. Une bien étrange demoiselle. « Comment est-il ? » La question avait glissé d'entre ses lèvres sur un ton très différent de celui employé dés le départ, approfondissant la séparation entre la blonde et la rousse. « Je n'ai pas vu beaucoup de Princes, mais ils ne sont pas tous réputés pour leur tolérance. » C'était bien vrai. Un vampire solitaire, incontrôlable, parfois indomptable, n'était pas la meilleure carte d'un jeu pour un dirigeant, mieux valait, en général, le décapiter. Ca évitait bien des problèmes. Sauf que la décapitation, ça ne bottait pas trop la rouquine.

Le trajet se passa donc sans réelles encombres ni profondes discussions, car quel que soit le masque ou la personnalité empruntés, miss Armyanski était loin, très loin de savoir faire la conversation. Ainsi, seul le son régulier des talons sur le sol sembla ponctuer le silence ambiant, en dehors des passants qu'ils purent croiser, évidemment. La faim ne le tiraillant plus l'esprit, ne lui titillant plus les canines, elle paraissait beaucoup plus naturelle, bien que pas forcément détendue. Le félin était bien l'unique part capable de se détendre, de se prélasser, sûrement parce que c'était dans sa nature, après un bon repas, à la lueur de la lune.

Comme l'on dit souvent : chassez le naturel il revient au galop. Ce fut donc dans un sursaut de son coeur mort qu'elle s'immobilisa, au beau milieu d'une ruelle, comme prise d'un intense doute. Avait-elle réellement envie de s'enchaîner à une société qu'elle ne comprenait pas ? Ne pouvait-elle pas juste errer, sans rendre de comptes ? Soupir. Profond, inutile de part sa nature mais étrangement expressif. Lassitude. « Est-ce vraiment une bonne idée ? » Question vide de sens, ils le savaient tous les deux, qu'il n'y avait pas d'autres solutions. « Il ne va peut-être même pas m'écouter. » Tête de mule. C'aurait dû être en mule, que la nature aurait mieux fait de la métamorphoser. Quelques pas de plus furent nécessaires pour qu'elle exprime ce qu'elle voulait dire, sans détours cette fois. « Qui croirait que j'ai été abandonnée, mh ? On m'a déjà accusée d'avoir éliminé mon Sire, de l'avoir trahi ou que sais-je encore.. pourquoi serait-ce différent ici ? Je n'ai pas envie de devoir sauver ma tête de la folie d'un Prince.. encore. » Des années étaient passées, cependant, et les mentalités s'étaient lentement transformées. La Justice devenait une vraie valeur. Impossible pour Vithàlys de l'imaginer, pourtant, elle qui avait toujours tout sacrifié pour cette liberté à laquelle elle tenait tant.. celle-là même qui l'avait poussée dans les bras de cet insouciant vampire. « Mh. Je parle trop. » A son goût, oui. Elle formulait sans doute ses plus longues phrases depuis.. trop longtemps. Bizarre et extrême.. Aedhan devait se demander sur quel genre de numéro il était tombé. Pauvre loup.
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MessageSujet: Re: What big eyes you have җ AEDHAN&VITHALYS Aujourd'hui à 1:52


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What big eyes you have җ AEDHAN&VITHALYS

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