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 A Meeting By Coincidence

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Elizabeth H. Callaghan

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MessageSujet: A Meeting By Coincidence Mar 29 Nov - 11:15


Une pile de dossiers impressionnante jonchait le bureau de l’avocate. A première vue, ça ressemblait très clairement à un grand bordel, mais elle vous dira que puisque c’est un bordel organisé, tout va bien. Depuis plusieurs jours, Liz n’avait pas eu à faire à une seule créature surnaturelle. L’avantage, c’est que ça lui donnait un peu moins de paperasse. Déjà qu’elle passait ses journées avec le nez plongé dans les mots, alors si elle pouvait éviter de devoir encore en faire de même sur Hunter.net, c’était très bien ! La pièce dans laquelle elle travaillait était d’une sobriété toute particulière. Quelques tableaux ou plutôt des photographies en noir et blanc format géant étaient accrochées sur les murs. Pour le reste, il ne s’agissait que du mobilier nécessaire et d’une quantité de bouquins délirante, mais tout aussi nécessaire que la bibliothèque de trois mètres de large sur laquelle ils reposaient. Un style épuré pour une femme élégante en toute simplicité. Pas vraiment en fait. S’il fallait vraiment faire une comparaison de ce genre, il conviendrait plutôt de dire : un style épuré pour une femme qui se fout complètement de la décoration. Aujourd’hui, Liam, le collègue de Liz n’était pas au bureau. Il avait une longue journée au tribunal et ne se pointerait sûrement pas de la journée. Une aubaine pour cette femme qui se délectait du silence et de la solitude. Cependant, c’était sans compter sur l’omniprésence insupportable de ce type. Le téléphone sonna et malheureusement pour Liam, son numéro s’afficha sur le boitier. Elle se contenta d’y jeter un œil avant de décrocher et de raccrocher sans laisser à l’avocat l’occasion de s’exprimer. Probablement habitué au comportement désagréable de Liz, il insista. Son incroyable capacité à sauver les apparences permet à la jeune femme de ne pas hurler dans le combiné lorsqu’elle décrocha.

« Tu veux quoi ? »

Un long monologue ennuyeux à mourir s’en suivit.

« Qu’est-ce qui te fait croire que ça m’intéresse ? »

Alors qu’elle persistait dans comportement désagréable, elle griffonnait une adresse sur un morceau de papier qui traînait entre les dossiers. Une adresse, quelques noms. Quelques secondes, un échange froid et Liam avait déjà coupé la communication. Liz avait beau prétendre que son collègue était un insupportable fouineur qui ne savait pas garder sa bouche fermée plus de deux minutes, il devait la cerner bien mieux qu’elle ne l’imaginait. Sans réfléchir, elle se leva et enfila sa veste noire et quitta le bureau après verrouillé la porte. Cette fin d’après midi allait offrir plus de surprise à Liz qu’elle n’en attendait. Jouant avec le briquet qui se trouvait dans sa poche, elle se rendit sur le parking à côté du bâtiment où elle travaillait pour trouver sa voiture. Une grosse sportive tape à l’œil de couleur noire dont Liz était fière. Pas vraiment, parce qu’elle aimait l’effet qu’elle produisait lorsqu’elle passait sous les yeux avides des hommes, mais plus parce qu’elle ne lui avait absolument rien coûté. C’était un client aisé dont elle a gagné un procès qui avait décidé de lui faire un « petit » cadeau pour lui montrer sa gratitude. Comme si le salaire d’escroc qu’elle avait demandé ne suffisait pas… Avec ce monstre, il ne lui fallut que quelques minutes pour se rendre à l’adresse qu’elle avait gribouillée quelques minutes auparavant.

Parc Louis Armstrong, fin d’après midi.

Le parc était bien plus bondé que d’habitude. Quelques policiers s’agitaient autour du cordon de sécurité jaune alors qu’une foule de civils surexcités s se pressaient sur les lieux du crime pour tenter d’apercevoir un morceau de clochard au moins. Ce spectacle affligeant fit soupirer Elizabeth qui arrivait sur la scène, perchée sur ses hauts talons vêtu de son impeccable tailleur. Détrompez-vous, elle était loin d’apprécier ce genre de fringues ringards et inconfortables, mais malgré son mépris pour un peu près tout ce qu’il agaçait, elle avait choisit de respecter ce code vestimentaire bien connu dans le métier. Pour elle, c’était également un très bon alibi ; on ne se doutait jamais qu’une femme comme ça pouvait être ce qu’elle était, à savoir une chasseuse de monstre violente et sanguinaire. Rien que ça… Une ambulance était déjà sur les lieux, mais les sirènes n’étaient pas enclenchées et les n’avaient pas l’air trop saisis par l’urgence. Celui qui se trouvait à l’arrière du véhicule était donc mort. Une voiture de police s’éloignait dur parc lorsque que l’avocate arriva. Les quelques agents de police qui restait étaient tellement préoccupé par la foule agitée qu’ils essayaient de disperser qu’ils ne se rendirent pas même compte de l’arrivée de Liz. Du coup, elle en profita pour se glisser sous le cordon de sécurité pour faire quelques repérages. Il fallut bien que quelques minutes s’écoulent pour qu’un flic affolé courent à sa rencontre et lui demande un peu trop sèchement qui elle était. L’avocate tourna sept fois sa langue dans sa bouche, afin de lancer une réponse plus ou moins polies à l’homme.

« Je suis l’avocate de monsieur… » Maudis Liam ! Le seul nom qu’il avait omis de lui transmettre, c’était le plus important.« Monsieur le clochard au couteau de boucher, vous voyez ? » Elle haussa un sourcil et afficha clairement son air ennuyé. « J’espérais pouvoir lui parler, mais je vois qu’il a déjà été emmené, alors… » C’est vous qui allé me renseigner. C’est ce qu’elle aurait voulu dire, mais l’incompétence des forces de l’ordre dans ce genre d’affaire était telle qu’elle n’apportait que des intox. « Laissez-tomber. »

Elle vite volte-face et repassa de l’autre côté du cordon pour ne pas avoir à se disputer avec l’agent qui estimerait probablement qu’elle n’avait pas sa place ici. Elle se retourna brièvement pour ajouter.

« Dites à vos collègues que monsieur le clochard n’a pas besoin d’un avocat commis d’office. Je passerais au poste demain matin à la première heure pour régler les formalités. »

Liz n’avait pas vraiment envie de défendre un pauvre type qui n’avait pas un rond pour la payer, mais elle était convaincue que l’affaire relevait du surnaturel plus que d’un simple tueur en série. Depuis plusieurs mois, des clochards étaient assassinés dans ce parc. On ne retrouvait que leurs dépouilles et jamais aucun suspect. En règle général, lorsqu’il s’agissait de victimes de ce genre, il était toujours plus compliqué de trouver les responsables ; tout le monde se désintéresse totalement du sort de la misère du monde. Si le collègue de Liz lui avait soumis ce cas, c’était forcément qu’il se doutait que l’affaire pourrait piquer sa curiosité et donc, c’était une raison de plus pour soulever les soupçons de l’avocate. Après tout, ça signifiait qu’elle n’était pas totalement parano et qu’elle ne voyait pas forcément de monstres où il n’y en avait pas. Elle décida donc de faire quelques repérages dans le par cet d’essayer de trouver quelqu’un qui pourrait la renseigner mieux que les policiers. Le problème, c’est que les principaux concernés, les clochards, étaient mieux planqué que jamais. Ce qui est compréhensible en soit. Alors qu’elle tentait d’avoir une vision globale de la scène en s’éloignant un peu du lieu d’agitation, elle repéra un homme qui semblait faire exactement la même chose. Un grand brun qui ne portait aucune uniforme, mais qui semblait aussi intéressé qu’elle par ce qui se passait. Ni une, ni deux, Liz alla à sa rencontre. Elle ne prit pas la peine de le saluer, mais se plaça à côté de lui avant d’ouvrir la bouche.

« Une petite idée ? »

S’il comprenait le sens de la question, c’était qu’effectivement il se penchait sur le même problème qu’elle. Sinon, elle passerait pour une folle et passerait à autre chose.
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Caleb F. O'Connel

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MessageSujet: Re: A Meeting By Coincidence Mar 29 Nov - 23:43


Why won't you die?
Your blood in mine…
We'll be fine…
Then your body will be mine


D'un geste presque rageur, il éteignit son auto-radio. Comme s'il en avait pas assez avec les voix dans sa tête, voilà que la musique elle-même se mettait à se foutre de sa gueule. Rouler en fin d'après-midi, c'était pas vraiment une bonne idée à la Nouvelle-Orléans. Le soleil ne mettrait plus longtemps à se coucher, nombre de gens se pressaient pour rentrer, de quoi susciter une belle cohue dans les rues pavées du vieux Trémé. En plus sa vieille Chevrolet n'était vraiment pas l'idéale pour ce genre d'exercice. Grande, traînarde et avec un angle de braquage abominable, on avait déjà vu clairement mieux pour se faufiler à travers la circulation.

- Allez avanceuh Bastún!

Et une insulte, une... Ca ne servait à rien mais ça faisait toujours du bien. N'ayant clairement pas l'intention de rester là toute la soirée, Caleb emprunta une ruelle. Arrivé à l'autre bout il se précipita sur la première place libre et s'y gara. Vu le monde qu'il y avait dans le coin, autant faire le reste à pied. N'oubliant pas son sac à dos sur le siège arrière, il verrouilla ses portes (personne n'allait voler cette épave mais on n'était jamais assez prudent) et se mit en route pour le parc... Ce pauvre quartier était vraiment dans un sale état. N'étant pas à la Nouvelle-Orléans depuis suffisamment d'années pour l'avoir connu autrement, Caleb ne pouvait pourtant s'empêcher de se sentir désolé pour ce coin de la ville, qui devait sans doute être bien plus sympa à une autre époque. Il fallut tout de même un petit quart d'heure à l'irlandais pour rejoindre le vieux parc, qui servait à nouveau d'attraction du jour. Un clochard avait été (une fois encore) assassiné, et avait attiré pas mal de curieux. Cette fois en plus c'était différent, la police avait coincé un suspect. Ne restait plus au détective qu'à s'avancer à travers les badauds pour en savoir plus, car après tout, c'était pour ça qu'il était là. Arrivé à hauteur du cordon de sécurité, il put constater que le corps était encore sur place. Une aubaine, même s'il allait devoir faire vite, les équipes de la morgue pouvaient débarquer d'un moment à l'autre. Par chance, il reconnut un visage familier parmi les forces de l'ordre.

- Eh, Harrison!
- O'Connel? Qu'est-ce que tu fous là?
- Quelqu'un m'a engagé sur cette affaire.
- On t'a engagé sur le meurtre d'un clodo?
- Des meurtres Harry, des.
- Wai bah t'arrives un peu tard, on a déjà embarqué le coupable.
- Ah? Laisse moi deviner, un autre clochard?
- L'abruti avait encore le couteau en main et le sang de la victime partout sur lui...
- J'peux voir? La victime j'veux dire...
- Tu sais bien que (Caleb passa le cordon comme si sa question n'attendait pas de réponse) Non, mais je t'en prie fais comme chez toi...

La scène était située sous un petit pont, au croisement de deux petits chemins terreux. Visiblement, c'était le coin personnel de la victime, là où elle entreposait ses affaires et dormait généralement. Il n'y faisait pas très clair, si c'était sans compter les deux spots amenés là par la police scientifique. La victime était une femme, environ la cinquantaine. Sa gorge avait été tranchée net et avec force. La plaie était très profonde, surtout sur la droite de la nuque. Outre ce détail étrange, d'autres éléments, perceptibles seulement de l'irlandais ressortaient du tableau. D'abord cette fine odeur désagréable qui s'additionnait à celle du cadavre, et ensuite les graffiti sur les murs, qui se changèrent en un moqueur "c'est bien ce que tu penses". Vu ce que l'homme qui l'avait engagé avait dit, Caleb s'attendait à tout ça, mais il avait quand même espéré que ce soit une erreur. Se relevant après son examen attentif du macchabée, il porta une clope à son bec avant d'interpeller une dernière fois Harrison.

- Dis Harry, il était comment votre suspect quand vous l'avez interpellé. Calme ou en panique?
- Plutôt agité, il gueulait comme un damné et balançait son couteau dans tous les sens, on a du le taser pour l'embarquer.
- Et ça t'as pas paru étrange? Tu l'as vu ce cadavre? C'est pas le genre d'entaille qu'on fait en étant agité... Puis la profondeur de la plaie, son sens aussi...
- O'Connel!
- Merde.

Le lieutenant venait de débarquer avec l'équipe de la morgue. Ne préférant pas avoir à s'expliquer sur sa présence, Caleb décida de mettre les voiles. Le lieutenant avait gueulé son nom encore deux ou trois fois, mais une fois au loin le détective se tourna dans sa direction, mimant qu'il n'entendait rien d'où il était, avant de s'éclipser pour de bon en rigolant. Il l'aimait bien ce lieutenant, mais il n'avait aucune confiance en lui. C'était ce même type qui lui avait dit que la disparition de sa nièce était "probablement une fugue", ce qui lui aurait valu un coup de poing dans les dents si les anciens collègues de Caleb ne s'étaient pas tenu à ses côtés ce jour là. Les hauts fonctionnaires de la police, il devait s'en méfier au moins autant que les créatures surnaturelles... Et maintenant, qu'allait-il faire? Il avait vu ce qu'il devait voir, il ne lui restait plus qu'à interroger les témoins. Mais où étaient-ils ces témoins? C'était à ça qu'allait servir son sac à dos, ainsi que l'homme qui l'avait engagé. Il était prévu qu'il rejoigne son "employeur" quelque part dans le parc, mais il ne savait plus vraiment où. Il se souvenait d'une certaine fontaine, mais il n'en voyait aucune dans le coin. Alors, histoire d'avoir une meilleure vue d'ensemble, il se dirigea vers le coin le plus haut du parc. Une fois en position, il fut rejoint par une femme. Il n'y prêta pas vraiment attention jusqu'à ce qu'elle lui lance avec une pointe d'accent irlandais:

- Une petite idée ?

L'accent lui fit immédiatement tourner la tête vers elle. Elle devait avoir à peu près son âge, et était habillé en tailleur sobre mais chic. Curieusement ça ne lui allait pas trop, même si c'était assez sexy. Un rapide appel de ses sens extrasensoriels pour s'assurer qu'elle n'était pas autre chose qu'une séduisante jeune femme, avant d'expirer une bouffée de fumée sur le côté et de lui répondre:

- Vous, vous n'êtes pas flic... Irlandaise?... Avocate. Y a que les avocats pour trainer autour d'une scène de crime fringués comme ça. Mais généralement c'est quand ça implique des gens importants ou qu'il y a des secrets à cacher. C'est lequel des deux cas pour vous?

Un accueil un peu froid de la part du détective, mais qui pouvait se comprendre. Après tout la présence d'une avocate dans une situation pareille était plutôt étrange, il était donc normal que Caleb la joue sur la défensive...
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Elizabeth H. Callaghan

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MessageSujet: Re: A Meeting By Coincidence Ven 2 Déc - 10:16


Perchée sur ses hauts talons, Liz n’était pas du tout à son aise dans cette tenue, surtout dans un lieu comme celui là. Pourtant, aussi peu respectueuse des traditions soit-elle, elle s’évertuait jour après jour à remettre le même genre de fringues pour aller travailler. Peut-être qu’elle essayait simplement de se cacher derrière ces vêtements trop chics pour être ceux d’une exterminatrice. La jeune femme ne clamait pas haut et fort ce qu’elle était. Elle n’en était pas fière, mais elle n’en avait pas honte. C’était un obstacle de plus qui était venu s’ajouter à sa vie et elle ne tentait en aucun cas à le repousser. Elle faisait partie de la communauté, rendait des rapports sur Hunter.net, mais il ne fallait pas déconner non plus… Impossible qu’elle s’imagine en train d’aller faire la fête avec sa nouvelle bande. Non, Liz menait avant tout sa propre existence en mettant à profit son talent, rien de plus, rien de moins. En résumé, ce n’était ni un bon petit soldat, ni une rebelle incontrôlable.

Lorsqu’elle s’approchait de lui, Liz détaillait le grand brun qui se trouvait un peu à l’écart de la foule. Elle repérait rapidement les gens intelligent dont l’aide peut être précieuse. A quoi bon s’attarder avec les agents de police qui ne parviennent même pas à contrôler les badauds déchaînés à l’idée d’apercevoir un corps sans vie. Elle s’approchait lentement, un petit bloc note et un stylo à la main afin de ne rien manquer de ce qui s’était dit et de ce qui se dirait. Les détails étaient toujours la clé ! A peine eut-elle ouvrit la bouche que l’inconnu put situer sa terre natale. Elle avait beau avoir vécu plusieurs années en Amérique, son accent d’origine ne s’était pas totalement estompé. Les remarques de son compatriote, à en juger par son propre accent, la firent sourire. Liz n’aimait pas les hommes mielleux, la politesse hypocrite. Celui là était intéressant : il ne s’incommodait pas du superflu et allait droit au but. Elle n’était pas flic c’est sûr, par contre, son vis-à-vis et son sens pointu de l’observation avait du connaître ce métier. Certaines choses ne trompent pas. Liz ne se laissa pas aller à spéculer sur la carrière de l’inconnu. Elle jeta un œil à sa propre tenue.

« C’est très tendance dans les vieux bureaux poussiéreux, allez savoir pourquoi… » Pause. « Je vais vous décevoir, mais mon client est un clochard dans de sales draps et le seul secret qui devrait être caché ici, c’est le fait que le flic là bas piétine la scène de crime depuis une bonne demi-heure… » Elle le montra du doigt et soupira, totalement consternée. « Je suis là par pure philanthropie, c’est aussi simple que ça. »

Elle mentait sans beaucoup de conviction. Son ton restait léger, ses termes évasifs. Non pas qu’elle veuille réellement dissimuler ses véritables intentions, mais elle n’était simplement pas disposée à faire entendre aux gens ce qu’ils voulaient bien. Pure philanthropie ? N’importe quoi. Il n’y avait que l’argent ou le défi qui intéressaient vraiment l’avocate lorsqu’il s’agissait de prendre une affaire. Sa curiosité insatiable lui permettait aussi de déroger à ses deux grands principes. Dans le cas présent, le défi pourrait bien l’avoir pousser à prendre l’affaire. Après tout, aller défendre un pauvre misérable qui n’avait pas un rond et surtout pas une once de crédibilité pourrait s’avérer être une tâche ardue. Cependant, qu’elle perde ou qu’elle gagne un éventuel procès à venir, ce n’était pas ça qui l’intéressait. Elle devait à tout prix savoir qui avait réellement fait ça. Son vis-à-vis n’avait pas l’air d’être un de ces lourdauds de flics qui ne regardait pas plus loin que le bout de leur nez. Liz osa donc une suggestion qui aurait fait hurler de rire la plus part d’entre eux.

« Ce qui est certain, c’est que c’est sûrement pas ce pauvre gars qui a fait ça. Un clochard tueur en série, sérieusement ? » Elle hocha la tête négativement. « C’est tout juste s’il se rappelle de son nom, alors qu’on ne vienne pas me dire qu’il est capable d’assassiner une vingtaine de ses potes en quelques mois. »

Elle marqua une petite pause avant de reprendre sur un ton légèrement moins cynique. Elle tendit sa main à l’inconnu.

« Moi et la courtoisie… Elizabeth, Liz ou ce que vous voudrez d’autre, peu importe…. »

Même en essayant d’être plus délicate, elle n’y parvenait pas vraiment.

« Et vous alors ? Vous n’êtes pas avocat, mais il y a bien une raison qui vous a poussé à vous intéressé au carnage des clochards du parc, j’me trompe ? »
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Caleb F. O'Connel

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MessageSujet: Re: A Meeting By Coincidence Lun 5 Déc - 1:25


Vingt et une victimes...
Rien que penser à ce chiffre, ça foutait Caleb en rogne. Le crime dans cette ville n'était pas seulement élevé parce qu'elle était plus dangereuse que les autres, il était surtout élevé parce que la police ne faisait pas correctement son boulot. Des clochards étaient retrouvés morts dans un parc? Pas de quoi en faire une affaire prioritaire, ce n'était pas comme si ces pauvres bougres avaient une quelconque existence officielle aux yeux de l'état. Et au delà de ça, à quel point la corruption était-elle implantée pour qu'une série de meurtres de ce genre soit à ce point ignorée et rangée au placard? Là ils étaient contents, ils avaient un coupable idéal, ils allaient pouvoir se vanter d'avoir bouclé l'enquête. Que se serait-il passé si ça n'avait pas été le cas? Ils auraient sans doute continué à ramasser les cadavres et à les envoyer dans une fosse commune, sans vraiment se soucier de la prochaine victime ou chercher le vrai responsable. De toute façon il était presque certain que ça allait continuer, car le pauvre sans-abri qu'ils avaient pris "la main dans le sac" était évidemment innocent, et le véritable meurtrier courrait toujours. Ce meurtrier d'ailleurs, était-il vraiment humain? Probablement pas. C'était pour cette raison que Caleb avait accepté l'affaire. Il regrettait d'ailleurs de ne pas avoir appris cette histoire plus tôt. Mais ce n'était pas son quartier, et si un brave clochard n'était pas venu le voir en personne l'autre jour, il ne saurait probablement toujours pas ce qui se tramait depuis des mois dans ce pauvre parc Louis Armstrong...

Ainsi donc, cette avocate était la défenderesse du sans-abri arrêté aujourd'hui. Etrange. Difficile à croire même, il était certain qu'elle avait des intérêts au delà de la défense de ce type. La preuve était déjà simplement sa présence sur les lieux, les avocats n'étaient pas du genre à venir enquêter sur place, surtout pas si peu de temps après l'arrestation de leur client. Quelque chose clochait, clairement. Et alors son histoire de philanthropie, c'était trop gros pour ne pas que Caleb sourisse...

- Philanthropie hein...

Elle ne faisait même pas d'efforts pour cacher ses mensonges, et pourtant l'irlandais commençait à baisser sa garde. Il ne savait pas trop pourquoi, peut-être était-ce l'accent, mais il n'arrivait pas à voir en elle quelqu'un de dangereux, ou du moins quelqu'un dont il devait absolument se méfier. Certes elle était là dans ses propres intérêts, mais étaient-ils vraiment en contradiction avec ceux du détective? Rien n'était moins sûr. Puis elle se lança dans une tirade sur l'innocence de son "client". Une tirade qui laissait Caleb pour le moins perplexe, si pas circonspect. Il ne put d'ailleurs s'empêcher de rebondir entre deux taffes de sa cigarette, sur un ton assez léger.

- J'ose espérer que votre plaidoirie au tribunal sera un peu plus élaborée que ça, sinon je ne donne pas cher de ce pauvre clochard.

On voyait clairement que la défense du sans-abri n'était pas l'important aux yeux de l'avocate. Sans doute était-elle plus intéressée par les meurtres en eux-même, ou la capture du véritable coupable. Pour l'instant Caleb n'arrivait pas encore à se décider. Il avait un bon sens de l'observation, mais pas au point de pouvoir déterminer les intentions des gens d'un simple regard comme à la télé. Cal Lightman ou encore Patrick Jane, ces types là n'étaient que des personnages de fiction, dans la réalité personne ou très peu de gens étaient capables de déterminer ce genre de choses uniquement à l'aide de leur sens de l'observation. Enfin elle se présenta. Le privé aurait pu se la jouer galant et le faire en premier, mais après tout c'était elle qui était venue à sa rencontre, pas l'inverse...

- Elizabeth... Juste Elizabeth? Dans ce cas... (il serra la main tendue par la belle) Juste Caleb.

Il n'était certes plus vraiment sur ses gardes, mais ce n'était pas pour autant qu'il allait directement s'ouvrir à elle. Il en était encore au stade des premières impressions, il continuait de la jauger. Pour l'instant elle ne le gênait pas, mais qu'en serait-il lorsqu'il procéderait à la suite? Allait-il la laisser le suivre? Etait-ce bien prudent? Et si elle était du genre à lui coller aux basques? Il devait penser à tout ça et pas plus tard que maintenant, car il n'allait pas rester éternellement sur sa petite colline... Vint une nouvelle question de la jeune femme, les raisons de ce cher Caleb de se trouver dans ce parc. Avec la même acidité et désinvolture qu'au début il lui répondit, tout en continuant de scruter le décor du parc:

- Vous voulez savoir ce que je fais là? On va dire que je fais dans la Philanthropie rémunérée. Bien que dans ce cas-ci, Je serai pas payé grand chose. Je suppose que c'est pour ça que ça s'appelle philanthropie... Ah! Ca doit être ça là-bas...

D'un pas pressé, il gagna la lieu qu'il venait de repérer. Il n'était pas clairement visible car caché derrière quelques arbres morts et surtout, c'était complètement en retrait. Les chemins menant à l'endroit avaient presque complètement disparu à cause de l'absence d'entretien, et l'état misérable de la sculpture faisait penser à tout sauf ce qu'elle était censé représenter. Si vous ajoutiez à cela le fait que l'eau n'avait plus coulé de cette fontaine depuis bien longtemps, vous obteniez un lieu de rendez-vous plutôt difficile à remarquer... Finalement, Caleb avait laissé l'avocate le suivre. Après tout la nuit n'était pas encore tombée, et d'ici là il avait tout le temps de faire plus ample connaissance avec elle et si besoin était, de la rembarrer. S'assurant de la stabilité de la bordure craquelée de la fontaine, il finit par s'installer dessus, sans oublier de poser son sac par terre auparavant. Ne lui restait plus qu'à attendre son contact. Et alors qu'il tapotait sur son sac en terminant sa clope, il se mit à observer la jeune femme avec plus d'attention. Il resta focalisé sur ses yeux, qu'il trouvait charmants, mais qui lui rappelaient surtout quelque chose...

- Au pays quand j'étais môme j'ai connu une Liz avec des yeux semblables aux votres... (il tira une dernière fois sur sa cigarette avant d'écraser le mégot sous sa bottine et d'ajouter...) C'était une pimbêche.
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