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 « I Follow you into the dark » Ft Odalynn R. Nightingale

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Angelus L. Marsden

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MessageSujet: « I Follow you into the dark » Ft Odalynn R. Nightingale Sam 26 Nov - 1:00




Un étirement bref, le bruit des draps froissés et l’odeur alléchante du café qu’il ne buvait plus depuis déjà bien longtemps. La même rengaine chaque soir de la semaine, comme s’il cherchait perpétuellement à se raccrocher à ce qu’il lui restait de son humanité bien qu’il ne regrettait rien, loin de là. Avec le temps, certains Vampires se rendaient rapidement compte que plus le temps passait, plus ils ne devenaient que l’ombre de ce qu’ils avaient été. Pour éviter l’oubli, pour éviter de n’être que des créatures sanguinaires, ils cherchaient des petits détails pour les raccrocher à leur défunt passé. Le Prince, lui, demandait toujours à ce que l’on prépare le café à 18h30 afin qu’à 19h quand il ouvrait les yeux, les effluves du liquide noir viennent lentement lui chatouiller les narines, créant un sourire ravi au coin de ses lèvres tandis qu’il s’enroulait dans les couvertures froides afin de tenter d’émerger. Un peu amers, mais parfaitement réels, les rayons lunaires s’offraient à la chambre sans prétention d’un dirigeant qui se fichait éperdument des taches administratives comme d’un prétendu pouvoir qui n’avait aucune importance à ses yeux. Il s’étirait une nouvelle fois, les cheveux courts en bataille dressés sur son crâne, le drap retombait lentement sur son corps tandis qu’il s'asseyait, retenu de manière précaire par ses mains à plat sur le matelas. Ce soir, était un soir particulier pour Liam, ne parlons du Prince, mais bien de l’homme, du vampire qui se cachait derrière l’exigence et la froideur, oui Almery Liam sentait que cette nuit allait peut-être changer son existence comme jamais. D’un geste maladroit, il poussait les couvertures qu’il n’utilisait que par principe, n’arrivant pas vraiment à ressentir le froid comme les êtres vivants, posant ses pieds nus sur un sol couvert d’une moquette blanche et épaisse. Diable qu’il aimait ce contact, lui donnant l’impression de marcher sur un nuage laitier et sucré, et si l’on rajoutait les odeurs parfaites qui continuaient de se répandre, c’était le paradis. Dans un coin de la chambre, un vieux bureau trônait, son petit monde personnel où il laissait trainer des papiers sur son ancienne vie ou sur toutes les vies qu’il avait mené depuis son Étreinte. Sur ce bois ciré, brillant, était posé négligemment un dossier de couleur sable, fermé, un dossier qu’il attendait depuis déjà plus de cinq nuits.

Quant on est le Prince de tout un état, il n’est pas bien difficile de trouver des informateurs, mais pour cette fois-ci, il avait vraiment peiné pour mettre un nom sur un délicieux visage. Une semaine avant, il avait rencontré une femme qui avait changé sa vision du monde, son envie d’éternité, il se souvenait du frisson électrique qui s’était répandu dans sa colonne vertébrale, le faisant frémir de sensations étranges pour la première fois depuis sa « mort ». La dernière fois qu’il avait ressenti cette sensation, face à ce visage.. Et bien, c’était du temps de sa mortalité, quand il avait dit oui à la femme qui avait porté ses enfants, celle qu’il avait aimé sans concession, sans hypocrisie, sans mensonges. Une main balaya l’air pour effacer ce souvenir, aussi chaleureux que douloureux, il mit un temps certain pour trouver une posture debout un temps soit peu stable. Angelus avait toujours eu du mal au réveil, un ours qui sortait de sa tanière, capable de se prendre des meubles, des portes ou encore des murs, quelqu’un qui était bien trop vrai quand il était embrumé au point d’éviter de rencontrer du monde avant une douche salvatrice.

Quelques pas, déstabilisé tel un cérébelleux, déambulant au petit bonheur la chance avant de se frotter lentement les yeux et d’arriver devant ce bureau qui était censé être sa destination. La main droite retomba lourdement sur ce dossier laissé là, qu’il ouvrit d’un geste pas très précis. Ses iris bleues d’eau perdaient peu à peu de cette couche liquide habituelle au réveil pour rendre sa vision moins trouble, tout cela pour se poser sur un photo en première page, un sourire, une fossette, un regard particulier : Oui, c’était bien cette femme qu’il avait rencontré par hasard au marché surnaturel. Ravi de savoir que les recherches faites avaient été fructueuses, il se concentra un peu plus pour lire les quelques lignes qui y étaient marquées. Il y avait là le nom de la jeune femme : Odalynn Rose Nightingale, son adresse personnelle et son lieu de travail. Elle donnait des cours de danse dans le Quartier des Jardins Supérieurs, pas loin de chez lui. Des cours de danse.. Il eut une brève pensée pour un de ses fameux métiers, ayant été danseur professionnel pendant quelques années.. Que de coïncidences. Il referma le dossier le sourire aux lèvres : Oui, ce soir allait être un soir particulier, il l’avait su dès qu’il avait ouvert les yeux.

****

Droite, gauche, droite, gauche : parfaitement calibré après une douche fraiche et s’être habillé, le Prince descendait avec tranquillité les escaliers de son manoir silencieux. Il n’avait qu’un seul domestique, un vieil homme qui était le fils, du fils, du fils.. Bref, l’héritier du premier domestique qu’il avait eu en arrivant à la Nouvelle-Orléans, bien des siècles plus tôt. Donald n’était pas aigri, bien au contraire, il aimait la bonne humeur du Prince et appréciait de lui faire plaisir, juste pour se sentir utile malgré son grand âge. Angelus lui avait proposé à plusieurs reprises de boire de son sang, mais le vieil homme avait refusé, lui expliquant que s’il y avait quelque chose de plus précieux que la vie, c’était bien le temps. Le Prince n’acceptait jamais les refus, mais le regard de Donald lui avait fait comprendre qu’il n’avait pas eut besoin de se sentir insulté, bien au contraire, il avait tout simplement passé l’éponge. Et ce fut le visage flétri et joyeux du domestique qui arriva dans le champ de vision d’Angelus.

« Votre majesté a-t-il bien dormi ? » Attendant que le Prince arrive en bas des marches, il lui tendit par la suite un grand verre de sang encore tiède, sûrement pris à la source hier soir sur une des mesquines petites garces qui voulaient connaitre l’immortalité et qui donnaient de leur personne en attendant. Les doigts blancs d’Angelus entourèrent le pied du récipient pour l’attraper et le porter à ses lèvres : AB-, un sang qu’il appréciait tout particulièrement. Vidant le verre d’une traite, il s’essuya les lèvres d’un revers de la main en rendant le récipient à son possesseur.

« Très, merci. Je vais être absent pour la soirée, ou peut-être une heure ou deux, j’en sais fichtrement rien. S’il y a des choses à traiter, bah tu envoies quelqu’un d’autre. Il faut que j’aille danser. »
Donald haussa un sourcil amusé en observant la tenue du Prince qui ne se résumait qu’à un débardeur trop large pour lui, et un jean, tout dans le sombrement sobre; Angelus avait à peine eut le besoin de passer sa main dans ses cheveux qu’il avait fait couper deux jours avant.
« Danser ? Vous avez des projets bien étranges pour ce soir, je croyais que vous aviez arrêté cette activité il y a quelques siècles ? »
«  Ce soir, je recommence, je vais prendre quelques cours. » Un sourire mielleux étirant les lèvres du vampire, il descendit les lunettes de soleil qu’il avait gardé au dessus de sa tête et, les mains dans les poches, il se dirigea vers les portes du Manoir en faisant un signe de tête à Donald qui le trouvait toujours aussi sacrément culotté. Oui, le Prince pouvait réagir comme un gamin en manque de sucreries, ou capricieux la plupart du temps, mais le domestique n’avait jamais douté de ses capacités de réflexion.

La lune éclairait hautement le ciel, même à cette heure-ci, comme si un voile surnaturel avait recouvert les étoiles pour les rendre encore plus réelles, plus étranges aussi, un paradoxe envoutant. Les bruits de la nuit commençaient à peine à se faire entendre et dans l’allée au devant du Manoir, une voiture attendait patiemment son passager. Non, il n’y avait aucun chauffeur, Angelus aimait vivre « simplement », il avait gardé Donald par respect pour ses prédécesseurs, mais se débrouillait très bien par lui-même. La voiture qu’il avait garé la veille au soir n’était pas tape à l’œil, c’était une sorte de 4*4 noir aux vitres teintées, des roues énormes lui permettaient d’aller un peu n’importe où et le Prince appréciait vraiment ce véhicule très américain : La Lincoln Navigator lui faisait oublier son côté Écossais qu’il chérissait tant. Les clefs sorties de sa poche, il déverrouilla l’engin pour y monter agilement.

***

Quelques minutes à peine entre la sortie de la propriété et sa destination. Soit, traverser le domaine était souvent long, mais il avait voulu se faire son cocon protecteur à sa manière. Ce soir, comme de nombreux soirs, personne ne saurait que le Prince était encore parti en vadrouille, quelque part, sans chercher à capter le nord du sud. Non ce soir c’était sa soirée à lui, il l’avait décrété. Il se gara alors devant un bâtiment immense qui l’obligea à lever les yeux en retirant ses lunettes de soleil - simple objet de mode plus que pour se cacher du soleil inexistant, ironique pour un vampire n’est-ce pas ? Il huma l’air, ressentant un parfum léger, fruité, si doucereux et amer à la fois, un peu comme la caféine pensa-t-il en traversant la rue. L’intérieur était éclairé, c’était sûrement un immeuble qui faisait office de logements et de locaux loués à des professionnels, il le remarqua bien vite en observant la disposition des étages sur un panneau voyant à l’entrée. L’école de danse était ouverte jusque tard, sûrement que le professeur permettait à ses élèves de venir la nuit, ceux qui travaillaient dur la journée et qui avaient besoin de se détendre une ou deux fois par semaine, comme lui en somme.

Se mordillant les lèvres, Angelus prit la direction des ascenseurs en imaginant déjà la confrontation, il ne put s’empêcher d’esquisser un sourire, ressentant un nouveau frisson le long de son échine, rien que par l’excitation, rien que par cette sensation qui venait tordre ses muscles Damnés. Il appuya sur le bouton et se rendit compte que l’ascenseur était déjà à son niveau, il n’attendit pas bien longtemps pour y pénétrer et appuyer sur un nouveau bouton : l’étage qu’il espérait conquérir pour des années à venir. Un peu fleur bleue ? Non, si cela avait été le cas, il aurait réagit comme un homme romantique cherchant une nouvelle conquête, apportant des fleurs et se sapant en costard-cravates pour bien passer aux yeux des autres. Pas du tout, ce fut un homme pâle soit, mais tout à fait naturel qui s’échappa de l’ascenseur pour voir le nom de l’école de danse sur un des murs adjacents. Bingo.
L’accueil n’était pas loin, il remarqua du coin de l’œil des couloirs et différents panneaux qui donnaient un sens à chaque porte, des vestiaires, ou encore différentes salles de danse. Se munissant de son plus beau sourire - qu’il considérait comme son sourire innocent -, il s’arrêta à l’accueil pour frapper doucement contre le bois du bureau. Il dût attendre quelques secondes avant de voir débarquer la jeune femme qui s’occupait de donner des renseignements. Angelus ne put rien déceler de ses sentiments ou de ses pensées, et il s’en fichait, les deux mains posées sur le meuble, il marmonnait d’une voix faiblarde quelques mots en lorgnant sur les tarifs, les noms des professeurs et le type de danse qu’ils proposaient. Nightingale.. Nightingale.. Tango.

« Bonsoir, c’est pour un renseignement, il serait possible de participer en essai à un cours de Tango ce soir ? Je suis désolé de débarquer comme ça à l’improviste, mais je n’ai pas eu le temps de vous téléphoner avant. »

Clignant des yeux, la secrétaire prit place sur son siège, n’osant pas vraiment relever les yeux sur le vampire, non pas qu’elle l’avait identifié comme tel, mais sa nature Damnée était malheureusement plus attractive qu’il ne le croyait. La jeune femme finit par regarder les réservations avant de faire une moue assez embêtée.

« Je ne sais pas trop, le professeur Nightingale a quelques couples ce soir. Mais peut-être pourriez-vous voir directement avec elle ? C’est la troisième porte, dans le couloir, sur votre gauche. Pas la deuxième, là ce sont les vestiaires des dames. »

Un teint empourpré sur ses joues rebondies, elle lui montrait la direction à prendre tout en parlant. Le Prince la gratifia d’un sourire comblé avant de se détourner d’un geste tout aussi calme et posé pour prendre le couloir précédemment montré. Une porte, une seconde, une troisième : entrouverte. Une légère musique s’élevait, douce, tremblante, mais forte à la fois. Il avait toujours aimé le Tango, une danse sensuelle et particulièrement évocatrice, il ne comptait plus le nombre de fois qu’il avait utilisé ces pas pour séduire quelques jeunes femmes en manque d’attention.

« I follow you, into the dark ♪ »

Un bref murmure chantonné alors que sa main poussait un peu plus la porte pour que son regard puisse avoir accès à l’intégralité de la salle. Et elle était là, son Obsession, provoquant un sourire ravi, et une envie irrépressible de jouer.

«  Ahem.. Excusez-moi de vous déranger, mais j'aimerais savoir s'il serait possible de participer pour un essai, ou de regarder, avant que je ne me décide à m'inscrire. »

Bruit de gorge, histoire de se faire remarquer. Il ne savait pas vraiment si elle se souvenait de lui, mais qu’importe, à l’heure qu’il était, Angelus était tout simplement ravi de revoir ces formes si délicates, ce teint si parfait, ce visage qui lui rappelait tant ce qu’il avait perdu et ce qu’il pouvait retrouver en une « supposée humaine » gracieuse, sortie tout droit d’un conte de Fées.

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« Never thought that would happen. I didn´t dream that big and I am a pretty big dreamer »
« I think the chain broke away and I felt it the day that I had my own time. I took advantage of myself and felt fine, but it was worth the night. I caught an early flight and I made it home » BURIED MYSELF ALIVE-THE USED




Dernière édition par Angelus L. Marsden le Lun 28 Nov - 19:30, édité 1 fois
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Odalynn R. Nightingale

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MessageSujet: Re: « I Follow you into the dark » Ft Odalynn R. Nightingale Sam 26 Nov - 2:10



« Le Tango de Roxanne. »

18 heures. La nuit était tombée sur la ville de manière presque brusque, Odalynn ne s'en était pas rendu compte. Envoutée par la musique, par chaque pas glissant contre le bois, elle s'était laissée portée par cette vocation nouvelle qui était la danse. Jamais elle n'aurait pensée en Arcadie trouver le monde des humains aussi attrayant. Ils avaient la banalité, mais aussi ce soupçon de folie, ces ingrédients permettant de pimenter le quotidien. La danse faisait partie de tout cela, permettant à la Reine de s'échapper de ce monde enchanté dans lequel elle avait toujours vécue. Enchantement et désenchantement, l'Arcadie était son univers, son cœur, son monde et pourtant, elle préférait ces moments où elle faisait partager une passion sous le rythme incessant d'une voix, d'une musique. Premier claquement, le talon se répercutait contre le sol alors qu'elle pivotait sur ses appuis, les pas étaient montrés. Les trois couples avec elle n’avaient qu'à suivre le mouvement. Hommes ébahis, laissant de côté leur mécontentement d'avoir suivi leur compagne, femmes presque embarrassées, se sentant incapable de suivre la cadence. Lynn esquissait un sourire qui se voulait réconfortant, pourtant, il était bien plus rempli de malice alors qu'elle adressait un clin d'œil à l'une de ses élèves. Une véritable dose de courage sous la forme de défi qu'elle offrait dans ce simple geste, cette mimique qui était pourtant habituelle. Provocation qu'elle ne pouvait nier, faisant sourire la gente masculine.. Consciente de ce qu'elle pouvait faire d'Eux, elle jouait pourtant le jeu.

Simplement parce qu'elle aimait plus que tout se faire passer pour une simple humaine. Elle n'était personne dans cette masse. Juste un sourire, juste une silhouette, juste une foutu capricieuse qui devait être écoutée. On pouvait la défier sans plier l'échine, lui résister, vouloir la faire plier.. La Nightingale aimait ce simple défi qu'offrait la norme. Oui, le monde des humains n'était rien d'autre que la Norme pour elle. Ce monde empli de rêveur, les liens qui tissaient la toile permettant d'abriter son monde, un monde que chacun pensait imaginaire. Les pas s'arrêtaient devant la chaine dont la musique avait trouvé sa fin, l'index manucuré appuyait sur stop alors que le regard violine détaillait le dessin des silhouettes qui tentaient de trouver une aisance digne du Tango. Mais ce n'était pas si simple que cela. Un sourire voilà se dessinait sur ses lèvres irisées alors qu'elle dévisageait un homme d'âge mur tentant d'enchainer deux pas maladroitement. Diable que sa femme grinçait devant son incapacité à se déhancher, ça en était presque.. Risible. Se moquer. Non, ce n'était définitivement pas bien, mais qui pouvait lui reprocher ? Qui allait la blâmer ? Peut être la même femme qui avait vite fait de remarquer ce sourire plus que présent. Un regard noir et Odalynn feignait l'innocence, elle était vraiment douée à ce petit jeu. Haussant les épaules, elle finissait par pivoter sur ses talons, les faisant déraper contre le sol boisé. Buste s'orientant vers les trois duos, les violines les observaient longuement avant qu'elle ne sorte de son silence.

    « N'oubliez pas, le Tango est une danse sensuelle. Les femmes, sentez-vous charmeuses, et les hommes séducteurs. Il faut que vous vouliez conquérir votre compagne. »


Mh. C'était vraiment plus facile à dire qu'à faire. Franchement. Une main se tendait alors qu'elle demandait au manchot de la rejoindre. Etonné, il avait vite fait de regarder autour de lui, mais Odalynn lui confirma d'un simple signe de la tête qu'elle était bel et bien intéressée par son cas. Saisissant sa main dans la sienne, elle le forçait à poser une de ses mains sur sa hanche alors que la seconde restait liée à sa jumelle. Attirant son regard, elle enclencha la musique.

    « On me regarde et on se laisse porter par la musique. D'accord ? »


Mouvement de tête offrant une affirmation claire et nette, Odalynn commençait donc à guider. Les premiers pas manquaient inévitablement d'craquer les pieds de la brune alors qu'elle réussissait à les éviter habilement. Une fois chose faite, le reste semblait suivre de manière particulièrement fluide. Homme captivé, attention rivée sur son.. Décolleté, il semblait avoir trouvé sa motivation, un peu comme un âne trouvant une carotte. Brave constatation, un brin amère. Simplement parce que la fée ne manquait pas de constater ce regard descendant. Pivot sur ses talons, elle le guidait jusqu'à sa femme bouillonnante de jalousie, et finalement, les mains se décollaient pour laisser celles de sa femme prendre la place. Etrangement, le charme était totalement brisé, mais c'était un véritable soulagement pour la Nightingale. Franchement, se faire tripoter par un vieux en mal de sensation forte, ce n'était pas ce qu'elle préférait. Inspirant, elle faisait signe aux deux autres couples de se joindre à la danse.

***

19 heures. L'heure passait, le cours trouvait sa fin. Chacun avait droit à son heure, une heure d'échappatoire face au monde cruel de banalité. Mais comment faisaient-ils par se laisser piéger par.. Le quotidien ? Bande d'ignorants. Les bras croisées, Odalynn les observait profiter de leurs dernières secondes de répit avant de retourner à une existence édulcorée. Les bras se dénouaient tandis que les doigts glissaient contre le satin de sa robe rouge. Bustier serrant sa taille, la dessinant jusqu'à la chute inévitable qu'offrait la fente vertigineuse dévoila sa jambe, les talons enlaçaient ses mollets, lui offrant une hauteur nécessaire pour ne pas passer de fée à naine. Esquissant un sourire, ce dernier perdait de son éclat alors qu'une silhouette se présentait dans l'encadrement de la porte.

La musique s'arrêtait et c'était Lui. Cette soirée lui revenait à l'esprit sous la forme de flash enivrants.. Le marché surnaturel, c'était là-bas qu'elle l'avait vu pour la première fois. Étrangement, la Nightingale avait espéré que ce serait la dernière fois, elle avait voulu l'oublier, se défaire de cette sensation qui lui avait broyée les entrailles. Bouillonnante, frissonnante, elle restait campée dans son silence tandis que les trois couples observaient l'un, puis l'autre. Ils attendaient un mot, une parole.. Une prolongation de leur heure de cours ? Le visage d'Odalynn se penchait sur le côté alors qu'elle détachait son regard violine de cette silhouette masculine pour se porter sur les Autres.

    « Navrée mais l'heure de cours est terminée. Pourquoi ne pas assister au cours de mon collègue ? Il va bientôt commencer. » Silence, elle adressait un sourire léger à ses élèves. « A la semaine prochaine. »


Chacun venait à saluer la fée avant de finalement sortir et d'adresser une œillade Angelus. Le professeur avait dit que le cours était terminé donc.. Il était terminé. Au bout de quelques secondes, la Brune finit par se retrouver prise à son propre piège, nez à nez avec.. Lui. Les violines se redressaient progressivement pour atteindre son visage. Il était anormalement séduisant, anormalement pale, avec ce maudit sourire fiché aux lèvres. Odalynn ne peina pas à comprendre que ce n'était qu'un joueur. Il avait surement vu son malaise la première fois, puis la seconde.. Il s'en amusait ? Il devait adorer ça. Mais on ne s'amusait pas d'une Nightingale, encore moins d'une Rose. Alors finalement, un sourire s'esquissait sur ses lèvres rosées tandis qu'une fossette venait creuser sa joue.

    « Je suis sûre que le cours de mon collègue vous donnera envie de vous inscrire, il est particulièrement.. Talentueux. »


Dans la bouche d'Odalynn, ce simple mot était outrageusement délectable. Une vérité à l'état brute, une idée aussi pure qu'un diamant à l'état brut. Il était talentueux, mais pas plus qu'elle.. Evidement. La Danse était son art, elle donnait la mesure des plus beaux contes de fées.

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Le mariage du ciel et de l'ombre ❧



« Les meilleurs ennemis du monde..Voilà ce que nous sommes. Amorce de sourires et de bombes.. Et du mal qu'on s'donne. C'est toi contre moi, on s'y retrouve. On s'y perd. C'est toi contre moi..On se révolte, On se soumet. Mets-toi contre moi.. La guerre encore, On s'y fait. Mets-toi contre moi. Pourvu qu'on reste..Les meilleurs ennemis du monde. Et tant pis si on l'est..Le mariage du ciel et de l'ombre. Je te hais comme tu es. »


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MessageSujet: Re: « I Follow you into the dark » Ft Odalynn R. Nightingale Sam 26 Nov - 23:01




Une heure ou deux, voilà le pire scenario qu’Angelus avait imaginé. Il était un homme de contrôle et se laissait peu de fois atteindre par les imprévus, avec le temps, il avait apprit à analyser, à mettre des choses dans des cases sans jamais accepter qu’un bout ne dépasse. Le pire scenario avait été que la jeune femme qu’il recherchait n’était pas présente ce soir là, en repos, ou pour toute autre raison qu’il n’avait pas listé. La chance avait voulu que le pire scenario n’était pas arrivé, du moins, pas encore, et Angelus ne se doutait pas qu’au petit jeu de contrôle et de manipulation, il n’avait pas forcément le monopole, et pire encore, qu’on pouvait lui tenir tête. Il n’avait jamais été vraiment imbus ou supérieur, encore moins arrogant, il ne se disait pas tous les matins en se regardant dans la glace, qu’il était parfait et qu’aucune femme ne pouvait lui résister, tout simplement parce qu’il ne se considérait pas rangé dans la catégorie « bôgossetombeur ». Angelus ne savait pas se mettre trop en avant, et encore moins s’asperger de parfum pour plaire aux femmes, il avait toujours des tenues bizarres, des tatouages qui n’avaient aucun sens, et avait plus l’air d’être un phénomène de foire. Son charme venait uniquement de ce qu’il était réellement, les vampires avaient un don pour attirer le sexe opposé, ce qu’il n’avait jamais vraiment capté. Soit, il avait abusé à plusieurs reprises, mais ce petit jeu l’avait ennuyé, aujourd’hui, il recherchait le frisson et les changements, il avait bien assez à faire avec ses emmerdes pour rajouter les femmes dans l’équation.

Malheureusement pour lui, cette femme là s’était immiscée au beau milieu de son programme pour célibataire endurci. Cela faisait combien de temps qu’il ne s’était pas amusé avec une jeunette en manque d’amour et d’attention ? Quelques mois. Dernièrement, il laissait même son domestique récupérer le sang, parce que ce qui lui plaisait à lui, c’était de prendre ce liquide vitale dans la gorge de ses victimes tandis qu’elle se tortillait de plaisir dans ses bras. C’était un trouble obsessionnel compulsif. Bon d’accord, à première vu, Angelus était vraiment un timbré qui ne savait pas quoi faire de sa vie, on pouvait bien l’accorder. Bref. Le Vampire se tenait donc devant cette jolie salle, toute boisée et glissante, alors que la musique s’était brusquement arrêtée. Les azurs glissèrent lentement, bien trop lentement, des pieds de ’Lynn à - non pas sa tête - sa poitrine généreuse. Son côté masculin reprenait immanquablement le dessus. Un sourcil haussé prouvait son étonnement, ou alors son intérêt grandissant pour ce qu’il voyait. Mais le pire était à venir, une robe rouge était le genre de vêtement qu’on portait pour des soirées, quelque chose de sensuel, qui attirait l’œil et qui nuançait les peaux pâles. Mais pour lui, le rouge signifiait bien autre chose, le rouge était une tache de lumière au milieu des ténèbres. Tout cela mélangé, il aurait pu perdre aisément sa machoire s’il n’avait pas su se contrôler. Elle était belle, c’était un fait avéré.

Se raclant la gorge, il remarqua enfin les couples qui commençaient à se disperser. La mer entre les deux oreilles.. Voilà ce qui expliquait pourquoi il n’avait pas entendu que le cours était terminé. Un clignement de paupières et le vampire fit un pas en avant, n’était-il pas adorable tandis qu’il souriait sans arriver à remonter ses yeux plus haut ? Il était totalement conscient que cela ne se faisait pas, et il finit par se reprendre pour enfin porter son regard dans celui du professeur qui se trouvait à présent en face de lui. Un autre collègue ? Oh, c’était donc un vent, non en fait, une véritable porte doublée d’un blindage indestructible qu’il venait de se prendre en pleine tête. En temps normal, et parce qu’il avait toujours eu un égo surdimensionné et une estime de lui plus haut que le mont Everest, il se serait détourné; mais là ? Non. Non, il avait réussis à accrocher son regard, alors, il allait continuer jusqu’au bout. Ce fut alors avec une innocence complète qu’il marmonna, ennuyé.

« Le petit problème, voyez-vous, c’est que je suis venu vous voir parce que vous êtes une femme, et je considère que les femmes dansent beaucoup mieux le Tango que les hommes. Je ne veux surtout pas rabaisser votre collègue, mh ? Je suis persuadé qu’il est talentueux, mais je préfèrerais être dans votre cours. Et puis j’ai entendu dire que vous étiez la meilleure dans ce domaine, j’ai tord ? »

Titiller un peu l’égo de son vis-à-vis, oui, il l’avait fait exprès. Monsieur savait parfaitement manier la conversation à son avantage, et d’habitude, il avait toujours ce qu’il voulait, parce qu’il se donnait les moyens de tout obtenir. Il n’allait pourtant pas faire une tête de désespéré si elle l’envoyait une nouvelle fois balader, le meilleur moyen était donc de la mettre aux pieds du mur, pour éviter qu’elle ne s’en aille sans qu’il ait pu avoir une discussion avec elle. La dernière fois, elle était partie bien trop vite, il n’avait vu que son visage qui lui avait tant rappelé son passé. Et même si sa défunte femme lui ressemblait physiquement, il remarquait que dans le caractère, ce n’était pas du tout la même chose. Mais il avait évolué, il n’était plus ce jeune homme innocent, cet Ecossais qui ne pensait qu’à la famille et à mourir en paix dans ses collines.

Un index relevé, il lui fit alors signe d’attendre en repoussant la porte derrière lui d’un coup de pied bien placé. Il ne la touchait pas, même pas pour qu’elle puisse le laisser passer afin d’atteindre l’appareillage musicale plus loin, tout simplement pour laisser à la jeune femme de l’espace, et encore moins l’impression qu’il n’était qu’un dragueur du dimanche. Cela faisait bien des centaines d’années qu’il n’avait pas dansé avec une femme douée dans le domaine, mais ce n’était pas pour cette raison qu’il avait oublié les pas, non, ces choses là revenaient au gallot, inondant sa mémoire d’images des plus agréables. A mi-chemin vers la destination désirée, il fit volte face pour observer de nouveau Odalynn.

« Je vous propose quelque chose, je vous montre où j’en suis, si je suis un cas désespéré ou que vous n’avez pas envie de travailler avec moi, j’irais dans le cours de votre collègue. Cela vous va ? Je ne veux pas vous retenir par contre, je suppose que vous avez une vie bien remplie, un mari, des enfants, un chien ? Qu’importe, si vous voulez bien accorder juste cinq minutes à un pauvre type qui a traversé la moitié de la ville pour assister à votre cours et qui est arrivé en retard, je vous serais éternellement reconnaissant. »

Et l’éternité, il connaissait plutôt bien d’ailleurs. Il commençait déjà à fouiller ses poches pour essayer d’attraper ses clefs afin de les poser quelque part, pour ne pas le gêner, le bruit des cliquetis pouvait être réellement pénible quant il y avait un minimum de mouvements. De toute manière, si elle refusait de lui accorder son temps, il allait tout de même rester au cours de son collègue, déjà parce qu’il avait vraiment envie de danser un peu, et puis aussi pour éviter d’avoir fait tout ce chemin pour que dalle. Son temps n’était pas précieux, mais autant ne pas paraitre pour un excité du bocal qui avait jeté son dévolu sur une pauvre professeur de danse qui n’avait rien demandé. Enfin, pauvre professeur, pas sûr vu qu’il l’avait vu au Marché Surnaturel, endroit uniquement ouverts aux êtres comme lui. Malgré cela, il ne lui demandait pas ce qu’elle était ou ne lui posait aucune question personnelle, ou presque pas. Tranquillement, il avançait vers la petite table qui soutenait l’appareil musical et il agrippa son débardeur pour le retirer, histoire de se mettre parfaitement à l’aise. Avec ou sans elle, il n’allait pas changer d’attitude pour autant.

Il se doutait aussi qu’elle avait sûrement compris ce qu’il était, ce n’était pas comme si tout le monde se baladait avec une paire de lunette de soleil coincé dans les cheveux, et une peau aussi pâle pour un regard aussi bleu. Bien que son contact pouvait être anormal, il n’était pas froid, les vampires ne l’étaient pas vraiment, ils jonglaient entre une vingtaine de degrés et pouvaient même arriver à avoir la peau chaude après s’être nourris, donc, elle n’avait aucune excuse pour ne pas le rejoindre, si ? Musique ?

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Odalynn R. Nightingale

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MessageSujet: Re: « I Follow you into the dark » Ft Odalynn R. Nightingale Sam 26 Nov - 23:53



Du temps à perdre, Angelus semblait en avoir, c'était la première véritable pensée de la Fée tandis qu'elle observait son vis à vis. Le face à face était véritablement inévitable, et c'était bien la première fois. Elle aurait aimé fuir après leur rencontre au marché surnaturel, mais c'était impossible. Les violines avaient vite fait de capter ce regard trop bleu arrêté sur son décolleté. Lui ou le vieux plouc, c'était la même chose pour l'heure. Décidément, quel que soit l'âge des hommes, leurs préoccupations n'évoluaient guère. Presque amusée par le blocage du brun, elle haussait un sourcil sans rien répondre. Peut-être attendait-elle simplement une réaction, ou un mot, oui, c'était d'ailleurs cela. Voyant qu'elle avait presque attirée son attention - presque, parce que son décolleté n'était qu'une partie d'elle même après tout - Odalynn attendait cette fameuse explication qui ne tardait pas à venir. Ah, un problème, ça commençait bien. Il n'avait pas envie de rencontrer son petit collègue gay ? Il était adorable pourtant, et se déhanchait comme une diablesse. Face à ses pensées, un sourire amusé venait ourler ses lèvres nacrées. Autant dire que la malice était un des péchés mignons de la Fée, elle ne s'en cachait pas. Le sérieux était tout de même rapidement repris, parce qu'Angelus n'était qu'au début d'une longue liste de déboires que pouvait lui offrir la Nightingale. Elle n'était pas de celle qui offrait sur un plateau d'argent ses grâces et la volonté de chacun, bien au contraire. Elle préférait quand les choses allaient dans son sens et jamais autrement.

Capricieuse, ce mot l'avait souvent qualifié, elle et son attitude, simplement parce qu'elle n'en faisait qu'à sa tête. Et alors ? Chacun avait son caractère, et étrangement, le Vampire semblait avoir le sien, et le premier qualificatif qui lui venait était.. Persévérant. Persévérant et sournois, il essayait de l'amadouer. Lynn n'était pas Reine pour rien, elle avait souvent eu affaire à des personnes la jugeant la meilleure dans tous les domaines, simplement parce que cela faisait bien. Redressant le menton, elle s'offrait un interlude royale dans son maintien, simple réaction innée alors que ses bras se croisaient sous sa poitrine.

    « Vous avez entendu dire ? C'est intéressant les quand dira-t-on. Ils ont parfois leur part de vérité, et puis, ce n'est pas comme si on ne s'était jamais croisé, n'est-ce pas ? »


La carte de l'inconnu n'était pas réellement valable. Lui, il avait croisé son regard. Elle, elle avait accroché son attention. La scène qui lui revenait en mémoire était digne d'un véritable accident de voiture. Le genre de chose qui vous marque l'esprit et qu'on ne parvient pas aussi facilement à oublier. Une voix intérieure lui rappelait cette légende qu'elle dénigrait plus que tout, ce fait avéré qu'elle avait constaté en Arcadie. Cependant, elle n'était plus là-bas, Lynn ne voulait pas croire que ce genre de choses pouvait lui tomber dessus. Plus maintenant, elle n'était plus une jeune femme, et elle n'avait jamais été fleur bleue.

Ouvrant la bouche, prête à contester d'avantage ses paroles. Prête à le rembarrer encore, elle s'arrêtait dans son élan, pinçant les lèvres. Il n'était pas à court d'arguments ? Elle non plus. Mais il lui semblait que ce jeu allait durer encore et encore. Éternellement. L'éternité.. Que c'était fourbe l'éternité. C'était bien la première fois que la Fée considérait le temps comme un ennemi alors qu'elle l'avait dompté là-bas, tout comme ses ancêtres. Jetant un coup d'œil à son propre reflet, Odalynn constatait presque avec soulagement que rien n'avait changé, que le temps n'avait eu aucun impact. S'inquiéter pour si peu était puéril ? Non, elle aimait ce qu'elle était, elle aimait son apparence. Elle s'aimait et le monde pouvait en penser ce qu'il voulait mais cela ne changeait pas grand-chose. Reportant son regard sur Angelus, il avait avancé, il était trop proche. Ne reculant pas pour autant, la Fée avisait chacun de ses mouvements avant de remonter ses violines sur ses iris d'eau. Son regard avait quelque chose de .. Troublant. Diablement troublant. Le temps semblait s'y écouler, ne jamais stagner. Elle pouvait presque y lire l'éternité. Stop.. Qu'est ce qu'il venait de dire là ? Il fallait qu'elle rembobine. Les mots avaient bourdonnés à son oreille, mais elle ne les avait pas pour autant écouter.. Pourtant, elle se devait de garder contenance. D'ailleurs, c'était ce qu'elle faisait, et merveilleusement bien.

La proposition était enfin analysée après un temps de silence, presque de latence, à croire qu'Odalynn lui laissait un moment de répit, ou alors de suspens. Il fallait voir. C'était presque indécent de lui proposer un simple essaie, simplement parce que cela était.. Juste. Tellement juste qu'elle ne pouvait pas se dérober. Cette supposition faite sur son existence n'était pas tombée dans l'oreille d'une sourde, mais ce n'était pas pour autant qu'elle relevait, non, au contraire.. Lynn esquissait plutôt un sourire relativement énigmatique.

    « Cinq minutes. C'est tout ce que vous avez alors. »


Simplement parce qu'au teint clair, à son regard, Odalynn se doutait que l'éternité n'était rien pour lui, mais qu'elle, elle ne voulait pas lui accorder d'avantage. Dure en affaire ? Oh oui, elle l'était. Mais Angelus était bien pire, parce qu'elle le voyait déposer ses clés, puis son débardeur. Non mais.. Non, il n'avait pas besoin de se déhabi.. Oh mon dieu. Ce torse. Clignement d’yeux, effet immédiat. C'était simplement.. Aberrant d'être aussi bien.. Foutu. Restant bloquée un instant dans son observation, la Fée finissait par se ressaisir. Il ne fallait pas non plus qu'elle se laisse totalement portée par ce qu'il lui montrait. C'était trop facile. Pivotant sur ses appuis, elle venait appuyer sur l'appareil.

Première note. Première mesure. Elle se rapprochait d'Angelus en glissant ses doigts au niveau de son épaule avant de finalement tendre sa main pour qu'il vienne prendre la sienne. Regard relevé, la distance était minime. Trop.. Minime. Mais il le fallait. La danse était un art des corps. Et pour la première fois, elle le maudissait, parce qu'elle ressentait ce contact électrisant, la chaleur presque timide de sa peau, l'audace de son parfum. La danse promettait d'être haute en couleur. Les violines portées sur son regard clair, elle le laissait se placer avant de lâcher quelques mots, simples .. Et clairs.

    « Vous guidez. A vous l'honneur. »


La fête pouvait commencer.. Ou pas.

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Le mariage du ciel et de l'ombre ❧



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Angelus L. Marsden

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MessageSujet: Re: « I Follow you into the dark » Ft Odalynn R. Nightingale Dim 27 Nov - 1:01




Angelus ne pouvait s’empêcher d’esquisser un sourire amusé, là bas qu’ils s’étaient rencontrés ? A première vue, monsieur ne semblait pas s’en souvenir, laissant une moue plutôt ennuyée se former sur ses traits pour remplacer le supposé sourire précédent. Légèrement, son visage se secouait, non, décidément, il ne semblait pas se souvenir d’elle. Il n’était qu’un client comme un autre, cherchant à s’améliorer en danse, se détendre tout simplement en bonne compagnie. Soit, il n’était pas comme tout ces couples qui cherchaient désespérément un moyen de se rapprocher, il était venu complètement seul, mais n’avait-il donc pas le droit d’avoir un moment de détente ? Comme il avait parfaitement le droit de choisir son professeur de danse, qu’importe les critères qu’il se choisissait, et, pour le bien d’Odalynn, il n’allait sûrement pas en parler. La seule chose qui l’intéressait pour le moment, c’était de savoir si elle allait lui accorder une chance de prouver qu’il pouvait participer à son cours, quelques séances tout au plus, rien de bien chiant. Si elle refusait, il prendrait un autre professeur et trouverait sans aucun doute un autre moyen de se mettre sur son chemin, elle était cette obsession qui hantait ses nuits depuis trop de jours, elle ressemblait bien trop à cette femme qu’il avait tant aimé, la seule qui avait réussis à le transformer en homme. Mais il lui arrivait de voir du sang s’écouler des lèvres de son vis-à-vis, ses yeux si particuliers se transformer en un horrible vitrail opaque, une image morbide, la dernière image qu’il avait gardé d’elle. On l’avait tué, elle et plusieurs de ses enfants, il avait trouvé le corps de sa femme dans la seule pièce de vie de leur masure, son sang avait coagulé et l’odeur de mort était toujours aussi entêtante. Le vampire fit une légère grimace en détournant le regard, comme ça, sans préavis, histoire d’effacer le négatif pour le positif, ce qui fut bien plus facile quant il entendit la réponse d’Odalynn. Elle lui accordait cinq minutes ? C’était plus qu’il ne lui en fallait.

Un hochement de tête, il s’approchait d’elle en laissant de nouveau ce sourire persévérant étirer ses lèvres pâles, il planta ses yeux dans les siens en plaquant brusquement sa main dans le creux de ses reins. Pas un mot, non, il lui avait demandé sa chance, il ne lui demandait pas d’être une oreille attentive, il n’allait pas l’embêter bien longtemps au vue du caractère de la demoiselle, bien qu’il n’avait pas encore tout vu. Elle avait un port altier, un corps qui semblait pouvoir glisser sur du velours, mais il mettait cela sur la danse qu’elle pratiquait sûrement trop souvent, ou l’habitude d’être traitée comme une princesse. Si seulement il savait. Plaçant sa main droite correctement, il venait entourer celle d’Odalynn de ses doigts avec lenteur avant de marmonner.

« Je suis l’homme, je guide, bien évidemment. »

Et vu la poigne qu’il avait en la tenant, elle n’avait pas vraiment le choix. Angelus avait appris le Tango en Espagne grâce à son Sire adoptif et aux nombreuses cours auxquelles il avait participé, ce n’était pas forcément sa danse de prédilection, mais il avait eu plus de 1000 ans pour se perfectionner sur cette musique envoutante. Première note, le pied droit glissait de l’avant tandis qu’il gardait ses yeux ancrés dans les siens. S’il avait apprit quelque chose au Tango, c’était bien cette connexion qui unissait les deux danseurs, ce regard qui ne devait jamais s’échapper, toujours être fixe, planté dans celui de son partenaire. Un corps à corps qui avait une signification bien plus noble que les autres danses. Ses mouvements étaient calibrés au millimètre près, comme s’il n’avait jamais été un véritable débutant en la matière, l’éloignant de lui pour mieux la ramener brusquement dans ses bras et la pencher en arrière.

« Gracieuse la demoiselle. A-t-elle un nom ? Bien que je le sache, je préférerais l’entendre de votre bouche. His eyes, upon your face.. ♪ His lips caress your skin ♪»

Il ne lui laissait pas vraiment le temps de répondre qu’il la relevait d’un coup sec avant de reprendre les pas en glissant sur le plancher, droite, gauche, les bras en équerre. Utiliser toute la place nécessaire, c’était l’important, il ne fallait surtout pas rester au même endroit. Il lui faisait aisément comprendre qu’on ne lui marchait jamais sur les pieds, et qu’il menait autant dans la vie que sur la piste de danse, s’arrêtant net pour tourner et jouer de ses pieds entre ses jambes. La proximité existait réellement, après tout, qui danserait cela en étant éloigné de plusieurs centimètres ? Personne, bien entendu. Il était même trop proche de son visage avant de tourner avec elle et de se placer de côté pour mieux lui tourner autour. A cet instant, il fallait dire les choses telles qu’elles étaient : Liam se transformait en véritable prédateur, son regard étincelait de cette chose sanglante qui était le simple fait de sa condition. S’il ne s’était pas contrôlé, les canines auraient pu être de sortie, et il aurait tout aussi pu la transformer en bouteille de sang, mais rien de tout cela n’arrivait, bien entendu.

Il attrapa sa main au vol pour l’enrouler avec son bras et qu’elle se retrouve une fois de plus plaquée contre lui. Souriant le vampire, parfaitement à l’aise dans ce qu’il faisait, comme il appréciait d’ailleurs chacun des mouvements de la Fée, si lent, si séducteur. Il aurait bien voulu que la musique ne s’arrête pas, aimant particulièrement cette complicité factice qui se créait entre les deux danseurs, dont un qui avait sûrement plus à prouver que l’autre. Le temps s’était arrêté et le monde tournait, tournait, sans cesse, avait-elle envie d’arrêter cette danse qui s’éternisait ? Elle n’avait pas besoin de l’espérer. Un dernier pas de danse, une dernière manœuvre qui allait vite devenir une montagne russe pour une femme qui n’en avait pas l’habitude, ils terminèrent l’un contre l’autre quand la dernière note se répandit dans la salle de danse. Silencieux, le vampire se mordillait lentement les lèvres avant de relâcher Odalynn. Oh, si elle était difficile, il n’était pas mal dans le genre, persévérant, provoquant, mais éloigné quant il considérait qu’il fallait aussi savoir se faire désirer.

«  Alors, vous m’envoyez chez votre collègue ? J’accepterais votre verdict sans râler, promis. Mais vous croyez qu‘il accepterait un vampire dans son cours ? »

Il avait oublié le sang et l’odeur de mort, quelques minutes, bien qu’il savait que tout lui reviendrait en tête plus tard. C’était une torture et une bénédiction à la fois, de se rappeler de son humanité, humanité qu’il avait abandonné depuis bien longtemps. Il n’avait évidemment pas peur de parler de sa condition, depuis le traité Requiem, il n’avait plus vraiment besoin de cacher sa Damnation, ce qui était déjà quelque chose de positif pour lui, même si au fond, il avait toujours adoré jouer avec la nourriture. D’ailleurs, en parlant de bouffe, c’était un miracle qu’il n’avait pas eut une seule fois l’idée de la planter, bien que ses azurs glissaient par moment sur ce cou si fin et cette carotide qu’il voyait pulser, imaginant le liquide épais remonter à son cerveau pour l’irriguer. Comme beaucoup de vampire, c’était l’endroit parfait pour se nourrir, mais c’était aussi le plus dangereux, une plaie mal refermée et cela pouvait causer la mort. L’aine était un bon réservoir, mais beaucoup plus intime, pourquoi il y pensait ? Oh pour rien, il n’était pas comme cela voyons.

Tranquillement, il lui tournait le dos pour se diriger vers l’endroit où il avait déposé ses affaires, oui, parce que si le Rossignol voulait le virer, il fallait qu’il récupère ses affaires, et comme Monsieur aimait tout planifier et ne pas avoir trop de surprise, il prenait de l’avance. Les clefs de sa voiture de chopées, il les glissait lentement dans sa poche avant de redresser le nez, il y avait une fameuse odeur de femme, pas celle d’Odalynn, plus musquée mais moins fruitée. Il entendait aussi les battements d’un cœur qui s’affolait doucement mais sûrement et son attention se porta sur la porte entrouverte. Une moue barra ses traits, on les avait espionné, la secrétaire de l’accueil.

« Je suis déçu, vous avez des espions dans votre école ? »

Un bruit sec retentit dans la salle, comme si quelqu’un venait brusquement de bouger et s’enfuir. S’il avait été séducteur à fond les ballons, il aurait sûrement tenté le coup avec la jeune femme de l’accueil, elle semblait sensible à ses charmes, mais non, cela ne l’intéressait pas vraiment. Son attention reposée sur Odalynn, il haussait les épaules, ne cherchant pas non plus à séduire la Reine, ne voulant finalement que passer un moment avec elle, la connaître peut-être ? Et avec un peu de chance devenir amis ? C’était possible ? D’accord, ses pensées profondes n’étaient pas aussi platoniques, peut-être qu’il attendait un peu plus, d’une femme qu’il ne connaissait pas. Oh d’ailleurs, pour ne pas oublier quelque chose, il levait la main d’un air très solennel.

« J’ai complètement oublié de vous répondre, je suis idiot. Il ne me semble pas que l’on s’est déjà vu, vous vous trompez non ? C’était où exactement ? Je rencontre beaucoup de monde.. »

La déléguer au rang de simple visage parmi la foule. Il y avait des règles quand on appartenait à la gente masculine, la première était de ne jamais se faire mener par le bout du nez pas une femme, et de ne pas passer pour un pervers, essayer du moins. Ensuite, il ne fallait pas donner trop d’importance à la femme qui vous intéressait, dans le cas contraire, elle oserait abuser de ses charmes pour vous enfermer dans un tourbillon donc vous ne pourrez jamais sortir. Évidemment ces règles n’étaient pas universelles, et elles changeaient selon le type de personne, mais Angelus les suivait à la lettre. Il n’appelait jamais, de toute façon, les femmes avaient une fâcheuse tendance à rappeler 24h après le premier rendez-vous, il couchait toujours le premier soir, dans le cas contraire, au bout d’une semaine, la femme s’attendait toujours à recevoir un petit mot d’affection avant d’offrir ses faveurs. Mais qu’Odalynn ne s’inquiète pas, il n’avait pas l’intention de la courtiser ou de la mettre dans son lit, elle pouvait dormir sur ses deux oreilles.

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MessageSujet: Re: « I Follow you into the dark » Ft Odalynn R. Nightingale Dim 27 Nov - 17:08



Jeu dangereux pour une danse. Une danse pour laisser libre court à un jeu plein de danger. Le tango était la danse de prédilection d'Odalynn, elle appréciait les mouvements à la fois, terriblement sensuel. Mais ce n'était pas que les mouvements des corps qui attisaient sa passion, il y avait bien plus. La grâce était éternellement de mise, et depuis qu'elle avait découvert cet art, elle n'avait eu de cesse d'y laisser libre court. Proximité évidente de deux corps qui se frôlaient pour la première fois, la fée se laissait guider, sentant cette poigne de fer mener chacun de ses pas dans un enchainement de gestes enivrants. A ses paroles, elle se faisait volontairement silencieuse, laissant toute la place à la mélodie d'emplir l'air, les entourer et les diriger. Aux premiers pas d'Angelus, Lynn comprenait bien vite qu'il n'avait pas besoin de cours, il ne faisait pas partie de ces ignorants capables de lui marcher sur les pieds dans une volonté de bien faire. Glissant les talons, elle faisait claquer le droit tandis que finalement, elle se laissait ramener. Mouvement brusque qui la faisait basculer alors qu'elle entendait ses paroles. Observant le monde tourner autour d'elle, la Nightingale se redressait ensuite pour venir camper son regard violine dans le sien. La lueur de ses améthystes offraient une réponse silencieuse tandis qu'elle considérait presque que ce n'était pas le moment de rompre son propre mutisme. Elle préférait se laisser guider, laisser ses déhanchés mesurés parler pour elle.

De surcroit, il finissait par chanter. Un soupir passait la barrière de ses lèvres alors qu'elle continuait, encore et encore. L'espace se faisait dévorer par deux présences qui ne voulaient laisser aucun des deux prendre le dessus sur l'autre. L'un était un prédateur, l'autre n'était qu'une tentatrice capricieuse. Enfermée dans ses bras, sa main lui était laissée pour mieux se faire enrouler par le serpent que représentaient ses doigts. Un frisson s'alliait à sa prestance évidente. Aucune faiblesse, juste de l'art, il n'y avait rien d'autre dans ses faits et gestes. Il ne devait pas voir, ne devait pas sentir, et pourtant, elle le sait.. Elle savait que son cœur battant trop fort raisonnait à son oreille. Etrangement, et contre toutes attentes, Rose aurait aimé que la danse dure un peu plus longtemps. Un peu plus longtemps, parce qu'elle reconnaissait la fin de la mélodie entêtante. Mais finalement.. Non. Le silence revenait tandis qu'il se dégageait pour laisser s'installer une maudite distance entre eux deux. Glissant un talon en arrière, le regard ne s'était pas décroché du sien. Elle l'observait presque avec insistance, et sans pour autant laisser signifier quoique ce soit d'autre.

Rompant cet ultime contact, simplement visuel, le visage basculait sur le côté tandis qu'elle appuyait de l'index contre l'appareil pour l'éteindre. Mauvais signe ? Rien ne représentait un bon ou mauvais signe en cet instant, simplement parce que la Nightingale laissait libre court à ses pensées les plus secrètes. Elle avait vu dans son regard cette envie digne d'un prédateur. Elle avait compris sa nature profonde, tout comme elle avait saisi aisément qu'il n'était pas un petit jeune en mal de sensation forte. Il y avait bien plus derrière cette attitude droite et paradoxalement non chalante. A sa question, d'ailleurs, Odalynn se décidait à reporter son regard sur Lui, l'observant dans son entier, détaillant sa silhouette alors qu'elle se décidait à sortir de son mutisme.

    « Je doute que vous ayez besoin de cours. Car qui dit cours, dit perfectionnement.. Je ne dis pas que vos mouvements sont parfaits, personne ne l'est, simplement, que pourrait vous apprendre un professeur que vous ne sachiez déjà ? »


C'était véritablement étonnant, mais l'avis d'Odalynn était tout ce qu'il y avait de plus juste, et de plus mesuré alors qu'elle finissait par hausser un sourcil. Un vampire ? Non.. Vraiment ? Un sourire amusé venait alors ourler ses lèvres alors qu'elle glissait ses doigts dans ses cheveux bruns pour replacer quelques mèches dans un simple mouvement serein.

    « Dans votre longue vie, vous avez dû avoir de meilleur professeur que mon collègue, sans vouloir l'offenser. »


La crainte ne faisait pas partie de ses réactions, et encore moins la surprise alors qu'elle s'approchait de l'endroit où avait été posée ses affaires. Apercevant du coin de l'œil le manège d'Angelus, elle était véritablement ravie de le voir se rhabiller, simplement parce que.. Ça ne se faisait pas. Tout comme Lynn savait bien qu'il ne se faisait pas de détailler un homme légèrement dévêtu, mais c'était lui qui avait commencé ! Jeu puéril auquel elle était la seule à jouer, elle s'arrêtait dans son nouvel élan de réflexion tandis que le regard se relevait vers la porte à demi ouverte. Le commentaire avait alerté la Fée alors qu'elle restait silencieuse pendant quelques secondes. Lueur de jais qui passait dans son regard, mouvement quasi-imperceptible. Le mécontentement était presque palpable alors que finalement, elle haussait les épaules pour en revenir au Marsden.

    « Des espions ? Je parlerais d'avantage de.. Spectateurs. Vous devez l'avoir charmé. N'hésitez pas, c'est une gentille fille. »


Gentille fille. Ces mots avaient presque un gout détestable entre les lèvres de Lynn alors qu'elle se contentait d'attraper le châle rouge laissé sur le côté. Tissu qu'elle glissait contre sa peau pour mieux l'entourer, elle attrapait ensuite les clés de la salle. De toute manière, elle n'habitait pas loin, et le monde ne lui faisait pas peur.. Alors, mettre une burka pour rentrer n'était pas vraiment son truc. Enfin, manière de parler, n'est-ce pas. Faisant quelques pas, elle s'arrêtait à nouveau pour mieux pivoter les talons vers Angelus. Ses dernières paroles étaient une offense à la Fée, un outrage à la Reine. La Nightingale n'était pas.. Une personne parmi tant d'autre. Le menton se redressait légèrement alors qu'elle toisait son vis à vis d'un œil volontairement provocateur. Quelques secondes passaient alors qu'elle finissait par offrir un contraste saisissant. Le noir pour le blanc, le blanc pour le noir, son timbre se faisait adorable.

    « Oh, c'était une erreur alors. » Même si cela ne l'était pas. « Ca n'a aucune importance de toute manière, un autre homme devait vous ressembler ce jour-là. » C'était tellement.. Courant. Elle était insignifiante, il était .. Ordinaire. Chacun son tour ? C'était un peu ça, oui. C'est ce que l'on pouvait appeler un prêté pour un rendu. « Odalynn. On m'appelle le plus souvent Lynn. Mais visiblement, vous le saviez déjà. Vous êtes ? »


C'était une belle réponse à retardement de la part de la Fée alors qu'elle gardait ce sourire charmant aux lèvres. Curieuse tout de même de savoir à qui elle avait affaire, elle attendait une réponse de sa part. Ses bras se croisaient le plus tranquillement du monde alors qu'elle avisait la sortie pour s'assurer que la curiosité de leur espionne avait été étanchée alors qu'elle finissait par en revenir au principal concerné. Une main se levait ensuite alors qu'elle effleurait son index de ses lèvres en reprenant songeuse.

    « Si vous voulez vous inscrire à mon cours, il faudra vous trouver une partenaire. Mh ? »


Et elle était sûre qu'il n'aurait pas de mal à le faire, étrangement, elle ne pensait pas à lui donner un cours particulier. Non. La Nightingale combattait le feu par le feu - de manière très intérieur bien sûr ! - en demandant à Angelus de venir accompagné. Si une autre était pendue à son bras, elle n'avait plus à s'inquiéter de quoique ce soit. Se rendait-elle seulement compte que c'était absurde de vouloir l'éloigner ainsi ? Non, c'était de la prudence, simplement de la prudence. Un vampire, par définition, pouvait avoir les dents longues. Et lui.. Eh bien, lui, il n'y avait pas que cela, mais elle n'allait pas non plus épiloguer dessus. Oublier ses propres sensations, ses pensées et les vieilles histoires étaient la meilleure chose à faire pour garder la tête sur les épaules.


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MessageSujet: Re: « I Follow you into the dark » Ft Odalynn R. Nightingale Dim 27 Nov - 20:14



Elle semblait aimer le contrôle, elle semblait d’ailleurs très particulière, ce qui attisait grandement la curiosité du vampire qui finissait d’enfiler son débardeur, comme dit précédemment, il était prêt à partir, il sentait bien qu’elle allait l’envoyer balader, même s’il lui était aussi indifférent qu’elle l’était pour lui. Une danse qui n’avait pas duré bien longtemps, un simple avant-goût, un préambule. Finalement, il n’avait pas perdu sa soirée, n’ayant pas eu pour idée première de la séduire en entrant dans cette salle, il avait finalement changé d’avis. Pourquoi se priver ou pourquoi perdre du temps ? Oh, bien entendu, le temps il l’avait toujours eu, mais c’était un de ces moments particuliers où un petit diablotin criait sur l’épaule, hurlait pour qu’on l’écoute tandis que la sagesse essayait de ranger les ressentis dans une petite boite fermée à clef. Un regard de côté, il retint un sourire amusé en remarquant son regard, il n’avait pas prévu ce genre d’effet, mais il n’allait pas non plus s’en plaindre, bien au contraire. Les lèvres pincées, le vampire se retournait en s’appuyant légèrement sur le support, elle n’était plus si loin que cela vu qu’elle venait d’éteindre l’appareil. Oh, ne voulait-elle donc plus danser avec lui ? Une certaine déception déformait ses traits l’espace d’un instant, penchant la tête de côté pour écouter son discours. Il n’avait pas besoin de perfectionnement ? Il allait prendre cela pour un compliment, bien qu’il savait tout autant que ses mouvements n’étaient pas parfaits, il considérait que le petit pas de danse avait plu à la jeune femme, ce qui lui suffisait amplement, il n’était pas bien difficile.

Les épaules se haussaient par la suite, montrant bien qu’il n’avait pas forcément envie de s’étendre sur les probables professeurs qu’il avait eu tout au long de sa vie. Et puis, qu’est-ce qui lui disait qu’il était si vieux que cela ? Peut-être était-il un jeune vampire d’une cinquantaine d’années tout au plus non ? Il releva lentement sa main pour la passer sur ses lèvres à peine humidifiées avant de tirer sur son débardeur pour le placer convenablement. Le rythme de son cœur ne l’avait pas échappé, et si ces signes n’avaient pas été là, sûrement qu’il aurait déjà franchi le seuil de cette porte qu’elle observait, il avait déjà assez souffert pour ce visage, il ne recommencerait pas une seconde fois. Les azurs plissées, il retint un rire, non en fait, il se mettait tout simplement à rire quand elle semblait l’envoyer dans les bras de cette gentille fille, pire encore, le ton qu’elle employait lui disait long sur ce qu’elle pensait de la demoiselle. Le châle rouge qu’elle attrapait, les clefs de la salle, vraiment, elle était déjà prête à le laisser en plan comme un pauvre type qu’elle allait vite oublier, elle s’éloignait en somme. Plus compliqué qu’il ne le pensait, mais le jeu en valait la chandelle, il n’aurait pas pensé une seule seconde qu’il l’amadouerait en quelques paroles. Mais au moins, il était sincère dans sa manière de voir les choses, sa manière de s’adresser à elle.

Angelus fit quelques pas à son tour, on aurait presque cru qu’il allait sortir sans avoir eu l’intention de lui répondre, mais il s’arrêta non loin pour tendre la main en direction du châle, il touchait simplement le tissu pour en apprécier la fabrication. C’était une femme de goût, le genre de femme qui aimait l’argent peut-être ? Ou être impeccable ? Il avait noté son adresse dans un coin de sa tête, mais il ne comptait pas passer pour le persécuteur, il n’était pas comme cela. Sa main retombait alors.

«  Je ne suis pas du genre à courir derrière les femmes. »

Ce qui était trop vrai d’ailleurs, il ne voulait pas draguer la pauvre fille qui était à l’accueil, il ne draguait pas, ce n’était pas son truc. Ce qu’il faisait avec elle ? De la séduction, ne nous répétons pas, c’était deux choses différentes selon la vision qu’il avait de la situation. Et puis elle lui renvoyait la balle, si gentiment, en lui expliquant qu’il ressemblait à quelqu’un d’autre, et bien, peut-être en effet. Il ne se considérait pas comme quelqu’un que l’on oubliait pas, l’arrogance ce n’était pas son fort, pas alors qu’il n’était pas dans son rôle de parfait petit Prince de Louisiane. Non, ce soir il était Almery Liam O’Mordha, il était un homme comme les autres, non ? Les lèvres mordillées, il semblait ravi de l’entendre prononcer ce prénom : Odalynn. Il l’appelait Lyne, depuis qu’il l’avait vu, nom de sa défunte femme, en plus d’avoir eut le même visage, le même corps. Il se demandait si sa peau avait la même douceur que dans son souvenir. Il semblait perdu tout d’abord, même s’il savait très bien son prénom, il le savait, mais l’entendre de cette manière le ramenait à la réalité. Non, elle n’était pas son Autre, elle n’était pas sa Destinée et encore moins son Âme sœur, Lyne était morte. Le visage secoué, il reprenait pied dans la réalité.

« Liam, appelez-moi Liam. »

Un sourcil haussé, il suivit son regard pour remarquer qu’elle observait déjà la sortie. Prête à s’enfuir en courant peut-être ? Oh, il n’allait pas la mordre ou utiliser un quelconque pouvoir fantastique de séduction sur elle. Il était loin de se douter qu’elle vérifiait simplement la possible présence d’une espionne qui n’était pas là, non, ils étaient seuls, même si quelques bruits dans le couloir prouvaient que le cours de son collègue allait bientôt commencer.

«  Ce qui signifie que vous accepterez ma candidature ? Quant à la partenaire, non, je n’ai pas du tout envie d’être déconcentré, et puis je ne connais personne qui accepterait de venir dans un cours de danse. » Il marqua une pause en levant les yeux au ciel, il faisait mine de chercher une solution. «  Mais dites moi, vous pourriez être ma partenaire, je serais là pour que vous puissiez montrer à ces incompétents comment danser. Ne vous inquiétez pas, je ne demande rien en échange, juste de passer un peu de temps avec vous. C’est possible ? Ou je peux tout de suite rentrer chez moi et pleurer parce que je me suis fait lâchement jeté ? Attention à votre réponse, je n’accepte que très rarement les refus, et puis, je promets de me montrer très sage. »

Il n’en avait absolument pas l’air, mais là si ce n’était pas du rentre-dedans, on ne savait plus du tout ce que cela pouvait être. Pourtant son visage ne montrait qu’une si simple innocence, comme s’il n’avait aucune arrière pensée, qu’il ne voulait qu’apprendre à la connaitre.. Le scoop ? Et bien c’était vrai, tout simplement vrai. Elle avait bien trop hanté ses rêves pour qu’elle disparaisse du jour au lendemain, il avait fait une sorte de pas en avant en cherchant qui elle était, il ne lui fallait qu’un petit signe pour ne pas perdre espoir, allait-elle le lui donner ?

« Ou peut-être que je suis trop entreprenant, après tout débarquer dans votre cours en prétendant vouloir en apprendre plus sur le Tango et en faisant une démonstration par la suite, c’était peut-être trop gros. Hm ? Alors, je vais arrêter de jouer les Italiens en manque de femmes sous sa couette, vous voulez-bien ? Mais c’est à une seule condition, vous acceptez de diner avec moi, même si je ne mangerais pas comme vous, et si vous le voulez, ensuite, vous pourrez oublier mon numéro de téléphone. »

Angelus venait juste de glisser une petite carte qu’il avait sorti de sa poche entre les doigts de ‘Lynn, elle pouvait jeter le papier, le déchirer devant lui si elle le souhaitait, mais il ne baisserait absolument pas les bras. Il avait l’air bien décidé à ne pas la lâcher pour le moment. Il fit même en sorte que leurs doigts se frôlent, histoire de créer cette fameuse sensation électrique, cette brève tension qui gonflait chacun de ses muscles. Et un sourire suivant, il tendait la main pour lui montrer la sortie, elle pouvait y aller si elle le souhaitait. Il sortirait à sa suite, bien évidemment, il ne comptait pas faire le poteau de grève en plein milieu d’une salle de danse.

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MessageSujet: Re: « I Follow you into the dark » Ft Odalynn R. Nightingale Dim 27 Nov - 21:27



S'échapper. Lui échapper. Passer entre ses filets ou alors fuir pour se préserver. Il y avait un peu de tout. C'était un Vampire, et ce qu'il provoquait en elle la dérangeait plus qu'autre chose. On aurait pu croire que les fées avaient toutes un gène " fleur bleu ", mais ce n'était pas vraiment le cas. Pas du tout même. Pas pour Odalynn qui était leur Reine et refusait de se soumettre à ses sentiments ou ressentis. C'était l'inverse, elle était un tyran sentimental, la matrone des émotions. Capricieuse dans l'âme, aimant maitriser chaque fil de son existence, elle n'acceptait pas que quelqu'un d'autre pense à la guider. On pouvait penser que ce n'était pas une explication suffisante, pourtant, c'était déjà bien assez quand on observait les choses de l'œil de Lynn. Elle se suffisait à elle-même et n'acceptait pas qu'un Angelus débarque, un soir, et la charme avec insolence. Il n'y était peut-être pour rien, mais c'était tout de même de sa faute. La Nightingale n'était ni aigrie, ni en colère contre les hommes, bien au contraire, elle aimait les manier comme des poupées, histoire de les piquer a vif, pour mieux les laisser sur le bas-côté quand elle considérait le jouet usagé. Adorable enfant qui avait grandi sous le joug d'une existence dorée, elle s'en contentait très bien, c'était ce qui faisait qu'elle était-elle, et personne d'autre. Droite, elle se prenait à ce jeu de séduction sans le vouloir, malgré elle, parce qu'elle abritait cette âme de charmeuse. Angelus éveillait la joueuse, c'était à se demander qui en ferait le plus les frais.

Silencieuse, les violines suivaient le mouvement de ses doigts contre son écharpe. Tissu soyeux qui glissait si simplement pour retomber délicatement tandis qu'elle penchait le visage sur le côté en remontant son attention sur son vis à vis. Il n'était pas du genre à courir les femmes ? C'était un peu trop gros pour elle, simplement parce qu'il lui lançait une perche qu'elle ne pouvait pas s'empêcher de saisir. Esquisse d'un sourire amusé qui se dessinait délicatement sur ses traits alors qu'elle plongeait son regard dans le sien.

    « Les femmes doivent d'avantage vous courir derrière. Heureusement qu'elles ne sont pas toute comme ça.. N'est-ce pas ? »


S'échapper, elle y pensait encore et toujours, et pourtant, Lynn restait là, à l'observer, non loin de lui. Toujours trop près alors qu'elle gardait ses bras croisés. Pas un mouvement n'était esquissé pour créer la distance ou bien se rapprocher. Situation équivoque qui nouait les réflexions de la Fée, elle acquiesçait d'un simple signe de la tête. Liam.. Quel prénom. Pas si courant que cela, et pas très Américain de surcroit. Enfin, elle le pensait, quoiqu'elle ne connaissait pas vraiment la norme, et encore moins son entièreté. Elle avait croisé une multitude de personnes, d'origine diverse. La Nouvelle Orléans abritait une population réellement étonnante.

    « Enchantée, Liam. »


Présentation incomplète pour l'un comme pour l'autre alors qu'elle se redressait légèrement en faisant quelques pas. Ses talons claquaient contre le parquet, raisonnant au gré de ses mouvements alors qu'elle gardait un regard solidement ancré sur celui du Vampire. Ce n'était pas de la méfiance, et encore moins de la peur. Aucun de ses gestes n’était motivé par un sentiment négatif, il n'y avait que ce frisson de la découverte, l'amusement de la première rencontre réelle, le sourire du jeu. Jeu entêtant, voir étourdissant, Odalynn écoutait ses paroles sans prendre la peine d'y répondre. Pas encore. Elle acceptait sa candidature ? Apparemment, oui. Aussi étonnant que cela pouvait paraitre, c'était le cas, d'ailleurs, elle acquiesçait à nouveau, pour la seconde fois de leur entrevue. Par contre, le fait qu'il n'ait pas de cavalière en tête lui faisait hausser un sourcil. Il avait réellement peur d'être déconcentré ? L'amusement et la malice pouvait se lire dans ses violines tandis qu'elle haussait les épaules. Cela ne la regardait pas vraiment, car au jeu du détachement, elle était aussi douée que lui. Assurément aussi douée. Mais alors .. Par contre, le fait qu'elle puisse être sa cavalière la laissait perplexe. Elle ne s'était pas vraiment attendue à cela. Mais alors vraiment pas. Surement était-ce pour cela qu'elle répondait du tac-o-tac, de manière parfaitement spontanée et pourtant calculée.

    « Vous n'avez pas peur que je vous déconcentre ? Mh ? » C'était tout de même possible. Après tout, il avait réagi comme les autres en l'observant, nichant son regard bien trop bassement. Prenant une moue presque ennuyée quoique feinte. « Vous n'aimez pas les refus ? J'adore en donner. Il faut croire que je suis cruelle. »


Terriblement cruelle. Simplement parce qu'elle ne lui offrait aucune réelle réponse tandis qu'elle ouvrait la bouche pour ajouter quelque chose. Mais non, il l'arrêtait totalement dans son élan. Une autre alternative ? Il était trop entreprenant ? Son visage offrait l'ombre d'une réflexion tandis qu'elle attendait la suite. Il avait bel et bien montré qu'il était entreprenant. Un léger rire finissait par passer la barrière de ses lèvres alors qu'elle entendait la suite. S'il voulait jouer, elle était capable de lui offrir un nouveau terrain, tout à fait palpitant. Enfin, pour elle. Mais avant cela, elle apercevait la carte qu'il lui tendait. Doigts qui se frôlaient, tension qui engourdissait ses muscles, elle retenait son souffle pendant quelques secondes avant de finalement observer le nom écrit dessus. Une fois chose faite, elle ne peinait pas à se ressaisir, lâchant quelques mots avec un sourire mutin.

    « Je n'accepterais qu’à deux conditions votre invitation : La première étant que je ne serais pas votre repas, et la seconde.. Si vous arrivez à me faire me faire chavirer l'espace d'une autre danse autre que le Tango, j'accepterais. »


Les conditions étaient posées, il n'avait plus qu'à accepter ou non le jeu. Ni plus, ni moins. La sortie de la salle ne dépendait plus que de lui. Etonnant ? Oui, mais vrai.

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Le mariage du ciel et de l'ombre ❧



« Les meilleurs ennemis du monde..Voilà ce que nous sommes. Amorce de sourires et de bombes.. Et du mal qu'on s'donne. C'est toi contre moi, on s'y retrouve. On s'y perd. C'est toi contre moi..On se révolte, On se soumet. Mets-toi contre moi.. La guerre encore, On s'y fait. Mets-toi contre moi. Pourvu qu'on reste..Les meilleurs ennemis du monde. Et tant pis si on l'est..Le mariage du ciel et de l'ombre. Je te hais comme tu es. »


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Angelus L. Marsden

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MessageSujet: Re: « I Follow you into the dark » Ft Odalynn R. Nightingale Dim 27 Nov - 22:26




Un rire, voilà la première réaction qu’Angelus avait en entendant cette histoire de femmes lui courant derrière. Il ne se moquait pas, non, pas du tout, mais il n’avait tout simplement pas le temps de regarder par-dessus son épaule à chaque fois, soit, il avait un vase rempli de numéro de téléphone qu’il n’avait jamais utilisé, mais il mettait ça sur le fait d’être un Vampire. Depuis le Requiem, les canines attiraient du monde, il n’y pouvait pas grand-chose, mais elles ne semblaient pas attirer Odalynn. D’habitude, il voyait des réactions plus ou moins extrêmes, entre l’envie et la frayeur, mais il n’arrivait pas à cerner celle qui se trouvait devant lui, comme si elle lui cachait autant de choses qu’il le faisait à son tour. Ravi, il se disait qu’il allait avoir plein de choses croustillantes à raconter à Donald, son Majordome était toujours présent, était une oreille attentive et de bons conseils. Soit, Angelus l’avait vu naitre et grandir, mais il l’avait vu aussi prendre en maturité, ce qui signifiait que ses conseils étaient toujours écoutés par le Prince. En attendant, celui qui se tenait devant elle semblait bien amusé par ce qui se passait à cet endroit, d’ailleurs, n’entendaient-ils pas le bruit de la musique dans la salle à côté ? Tout à fait. C’était du Tango bien évidemment, ce qui redonnait à Angelus l’envie de danser, parce qu’il avait une excellente partenaire, il voulait bien l’avouer.

Le visage secoué fut alors la seule réponse qu’il lui accordait sur le sujet des femmes qui lui couraient derrière, enfin, une partie seulement. Les choses qui ressemblaient vaguement à un compliment sur son physique ou son potentiel en terme de séduction ne le touchaient absolument pas, il ne se trouvait pas grand, beau et fort, et encore moins irrésistible. Ce que les femmes pensaient de lui passait au dessus de sa tête comme un avion entre les nuages. Et ouh. Après lui avoir fait de l’effet en ayant prononcé son prénom de manière calme, elle venait de créer un léger frisson dans la manière de répéter son nom à lui, enfin, son deuxième prénom. Quant il ne voulait pas que son identité soit dévoilée, il utilisait toujours son véritable prénom et son patronyme, malheureusement, Almery était quelque chose de beaucoup trop vieux et de franchement gaélique, alors il ne l’utilisait que très rarement.

«  Vous êtes vraiment enchantée ou vous essayez d’être polie ? »

Une question que l’on n’attendait pas forcément, encore moins dit avec une telle franchise et une telle spontanéité. Non pas qu’il était excité comme une puce à l’idée qu’elle soit enchantée, Angelus restait toujours d’un calme parfait, surtout quand il ne connaissait pas la personne en face de lui et qu’il était de sortie. Il était loin de l’enfant capricieux qui balançait ses manettes de Wii parce que monsieur n’avait pas eu le score escompté. Il était capable de décontenancer les gens, il le savait très bien, mais il ne le faisait pas exprès non plus, il n’y pouvait pas grand-chose en fait. Les lèvres pincées, il plongea son regard dans le sien - ayant vite oublié les courbes généreuses légèrement plus bas - quant à la question de Lynn. Effectivement, elle était spontanée celle-là. Faisant mine de réfléchir, il leva les yeux au plafond avant de les reposer au niveau du visage de la Fée.

«  En fait, vous allez me déconcentrer ça, c’est certain. Vous savez que vous avez un potentiel non négligeable pour avoir les hommes à vos pieds. Je le devine par votre robe outrageusement rouge et ce menton que vous portez avec une certaine austérité et prestance. Vous ne rougissez pas, et mis à part votre cœur qui s’est emballé, il n’y a aucun signe de la moindre émotion primaire sur vos traits. J’en conclu donc que vous connaissez la réponse à votre question, d’où le fait que je la joue franc-jeu. Soit dit en passant, je n’attends que ça d’être déconcentré par vos soins. »

Et un sourire. En plus d’être pénible, d’une certaine manière du moins, il avait de l’aplomb le vampire et savait autant manier les mots que le corps de ses compagnes de danse. Bon, il aurait pu mieux faire, mais il était déjà pas mal satisfait. Sur cet entrefaite, il balayait d’un geste de la main la réponse sur les refus qu’elle adorait donner. Pourquoi ? Peut-être parce que son côté cruel n’avait aucun sens vu qu’elle était toujours plantée devant lui et qu’elle ne l’avait toujours pas envoyé balader. Attendait-elle qu’il puisse vraiment espérer un peu plus pour mieux lui rabattre une veste en pleine poire ? Autant rester sur ses gardes, il ne la connaissait pas, bien qu’il commençait vainement à la cerner, ou la surface en tout cas. Très jolie surface. Oh oui, la carte d’ailleurs, elle ne pouvait lire un nom dessus, il n’y avait rien, juste un numéro de téléphone portable, et rien que le fait de la voir baisser les yeux sur les chiffres écris en noir le faisait sourire. Pour la suite par contre, il ne s’y.. attendait pas vraiment, il se demandait si elle allait répondre oui ou non, tout simplement, comme les femmes de pouvoir aimaient souvent être tranchantes, sa réponse mitigée le surprit.

Des conditions, il était toute ouïe. La première ? Faisable, et puis il ne comptait pas se nourrir sur elle, il avait des pratiques bien trop particulières de ce côté, elle pouvait se rassurer. Mais la seconde le fit plisser les yeux, la faire chavirer l’espace d’une autre danse ? Il fit une moue embêtée, comme s’il venait d’être piégé, pour lui donner cette pointe de satisfaction qu’elle attendait, sans doute. Il finit même par fouiller ses poches comme s’il cherchait quelque chose avant de mettre la main sur le mp3 qui restait toujours planqué avec des écouteurs quelque part sur lui. Il aimait écouter de la musique et il y avait pour tous les styles, du classique au métal en passant par la danse latine. Fier de lui, le vampire venait placer le petit appareil possédant un embout Usb entre son visage et celui d’Odalynn, enfin, son torse et le visage d’Odalynn, plus réaliste.

«  Vous avez de la chance, j’ai toujours ce petit objet sur moi. Une autre danse donc, vous vous mettez dans un sacré pétrin, parce que vous me laissez le choix du style. Vous croyez que je ne sais danser que le Tango ? Je suppose que vous voulez la démonstration maintenant, histoire de me répondre oui ou non dans les plus brefs délais. »

A son tour d’avoir un sourire parfaitement mutin. Il secouait le Mp3 sous le nez d’Odalynn et se détournait d’un coup sec en glissant sur le sol, direction donc de la petite chaine, espérant qu’elle soit numérique. Ce fut le cas. Ne s’intéressant plus au professeur pour le moment, Angelus essayait de sélectionner la chanson en question. C’était franchement et foutrement cliché, mais sur le coup, il n’avait rien d’autre pour « chavirer » une danseuse professionnelle. Inutile de penser au slow, il se voyait mal lui balancer un pogo ou l’envoyer en l’air avec du rock’& roll. Donc elle avait droit à.. De la musique latine. Il espérait qu’elle ne comprenne pas l’espagnol vu les paroles relativement salaces qui s’échappaient des baffes.

«  Vous devriez vous mettre à l’aise. »

Après ses paroles, il se retourna, plus amusé qu’autre chose pour attraper sa main et l’attirer vers lui. Il était toujours dominant quant il s’agissait de la danse, le problème était sûrement qu’il s’enfonçait aussi dans un fichu jeu qui n’allait pas être très drôle à terme, parce qu’il serait sûrement le plus frustré des deux. S’il dansait bien pour un début ? Pour un ancien danseur professionnel, il ne se débrouillait pas mal du tout, elle voulait qu’il la chavire ? Elle était bien partie pour.

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MessageSujet: Re: « I Follow you into the dark » Ft Odalynn R. Nightingale Dim 27 Nov - 23:40



Amusé ? Il était amusé d'être un séducteur malgré lui ? C'était une grande nouvelle qui avait le don de provoquer un brin de sourire sur les lèvres de la Fée alors qu'elle ne prenait pas la peine de relever le sujet. Odalynn avait comprit - rapidement, d'ailleurs - qu'il ne semblait pas s'intéresser à tout ce qui avait de longues jambes, une jupe et un décolleté. C'était un avantage, sans en être un, parce qu'elle ne pouvait même pas le traiter de séducteur de pacotille. Diable que la vie était injuste, bien plus qu'injuste. Retenant un soupir, elle clignait des yeux en entendant sa question. Être enchantée ou être polie ? Bonne question, en tant que Reine, elle avait souvent dû offrir des sourires hypocrites pour mieux briser les faux espoirs de ses vis à vis, mais pour le cas présent, elle préférait s'offrir le temps de la réflexion. Ce qu'elle faisait en observant la salle de danse dans son ensemble le plus sereinement du monde. Pour être une énigme, elle en était certainement une, un peu comme Angelus. Après tout, il abattait des cartes qui avaient le don de la surprendre, tout comme elle pouvait l'étonner en retour. C'était un jeu incessant de prêté pour un rendu. Plissant le nez, elle finissait par laisser de côté toutes pensées pour finalement répondre en haussant les épaules, comme si la réponse coulait de source.

    « C'est une question qui aurait mérité réflexion dans bien des cas, mais pas ici. Si je n'étais pas enchantée, même un peu, je serais déjà partie chez moi. Ne pensez-vous pas ? »


Évidence pour évidence, jeu de Ping pong incessant. L'un envoyait la balle à l'autre, pour mieux lui renvoyer de plus belle. Que serait une discussion intéressante sans un face à face épicé. Observant ses faits et ses gestes, Lynn finissait par décroiser les bras tranquillement, laissant ses doigts lissés le tissu rouge de sa robe dans un geste élégant. Une fois chose faite, elle avisait cette même robe pendant quelques secondes, comme pour suivre le cheminement des paroles d'Angelus. Enfin.. De Liam. Elle était donc outrageusement rouge ? Effectivement, c'était une belle constatation, et ce sourire esquissé contre ses lèvres irisées montrait qu'elle en était plus que fière. Elle aimait sa tenue, elle aimait être ce qu'elle était. Jouant l'innocente parfaitement coupable, les mots s'échappaient pour provoquer, un peu plus, pour amuser, peut être aussi. Mais à quel jeu jouait-elle ? Autant dire qu'elle ne se le demandait plus, ou du moins, pas pour le moment.

    « Fausse modestie et arrogance à outrage ne sont pas des réactions que j'apprécie. Je sais ce que je vaux, simplement.. Il en faut beaucoup pour me faire perdre contenance. » Un clin d'œil, elle finissait par retenir un rire en laissant son visage signer négativement. « Vous déconcentrer ? J'essaierais.. Peut-être. Quand, je l'ignore, la surprise ne serait pas de taille sinon. »


Alors, elle envisageait de le revoir ? Malheur ! Quand elle remettrait les pieds sur terre, surement se rendrait-elle compte de son enchainement d'erreurs. Mais pour l'heure, elle semblait presque satisfaite de ses réactions, de ses manières, tout comme de celles de son vis à vis. A sa proposition, tout basculait pourtant. Surement qu'Odalynn s'attendait à ce que le Vampire choisisse une musique déjà présente sur l'appareil, mais finalement, non. Le lecteur USB était avisé avec un sourcil haussé. Les êtres humains étaient étonnant, tellement.. Plein de surprises. Ouvrant la bouche, elle finissait par la refermer. Elle était dans un sacré pétrin ? Eh bien, elle assumait.

Les épaules se haussaient sensiblement alors qu'elle n'avait jamais présumé qu'il ne sache danser que le Tango. Pinçant les lèvres, elle se faisait muette en acquiesçant au fait que la démonstration devait se passer sur l'instant, et pas plus tard. L'accord était fait pour que tout se passe sur le moment, durant cette rencontre véritablement.. Dansante. Autant rester dans le thème, n'est-ce pas ? Brisant son mutisme forcené, elle finissait par le regardait s'éloigner tranquillement en pivotant sur ses appuis. Bruissement qui déchirait le silence temporaire, elle inspirait, se préparant au pire.

    « Je ne crains aucune danse, j'attends simplement de voir. »


Audacieuse, sans peur ni reproche, elle finissait par entendre les premières notes de la chanson. Pensait-il réellement qu'il ne connaissait pas cette mélodie ? C'était une belle erreur. Un rire s'échappait des lèvres de la fée de manière fugace alors qu'elle laissait glisser le tissu de ses épaules pour le déposer sur un banc. Une fois chose faite, elle se laissait attirer. Il guidait, comme la première fois. C'était une évidence qui n'avait plus à être relevée. Le rythme était radicalement différent du tango. Bien plus langoureux. La tentation prenait une nouvelle forme, celle d'une cadence presque endiablée sans pour autant être empressée. Calant une de ses jambes entre celle d'Angelus, la seconde se plaçait sur son côté. Les doigts couraient le long de ses épaules pour aller s'agripper à sa nuque alors qu'elle accrochait ses violines à ses iris d'eau.

Hanches collées qui suivait à l'unisson un seul et unique mouvement alors que l'espace semblait obsolète. Pivotant sur ses hauts talons, la Nightingale venait poser son dos contre son torse alors qu'elle descendait tout en continuant à suivre le rythme latino. Remontant aussi lentement que lors de la descente, elle revenait se placer devant lui, avec la ferme intention de ne plus quitter son regard. C'était l'histoire d'un contact immatériel alors qu'elle esquissait un sourire. Le dos se cambrant elle basculait en arrière avant de remonter brusquement pour se retrouver tout simplement collée contre lui. Étrangement, la distance était nulle entre eux. La décence était remplacée par l'incandescence alors qu'elle sentait à nouveau son cœur s'emballer, se calquant sur chaque note, chaque pique, chaque mouvement. Séductrice, elle glissait ses doigts le long d'un de ses bras, les remontant lentement avant de finalement entendre que la que c'était la fin.

Étrangement, chaque danse devenait trop courte. Après le tango, cette séance de corps à corps lui laissait un gout d'inachevé qu'elle ne pouvait pas se permettre de .. Terminer justement. Retenant un soupir, elle restait là, pendant quelques secondes, comme enfermée entre deux mondes. Puis finalement, elle se détachait en laissant le bruit de ses talons ponctuer son propre silence. Une main replaçait quelques mèches de cheveux alors qu'elle avisait la porte pour s'assurer qu'il n'y avait personne, seulement, une ombre avait fui.. Encore. Décidément, elle était vraiment trop curieuse celle-là. Reportant son regard sur Angelus, elle le détaillait pendant un moment, simplement parce qu'elle devait lui dire, lui avouer qu'il avait gagné son rendez-vous, sans l'ombre d'une hésitation. Cela en était affreusement simple. Trop simple à son gout.

    « Mh.. Je crois que vous avez gagné votre diner. »


Et elle gardait contenance ! Enfin.. Extérieurement, parce qu'intérieurement, elle bouillonnait comme elle n'avait jamais bouillonner. Son contact avait été à la fois chaud et électrique, de quoi aiguiser ses sens à leur paroxysme. Non mais franchement.. Elle avait chaud maintenant, c'était malin. Saleté d'hormones, elles ne s'étaient jamais montrées aussi audacieuses.

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« Les meilleurs ennemis du monde..Voilà ce que nous sommes. Amorce de sourires et de bombes.. Et du mal qu'on s'donne. C'est toi contre moi, on s'y retrouve. On s'y perd. C'est toi contre moi..On se révolte, On se soumet. Mets-toi contre moi.. La guerre encore, On s'y fait. Mets-toi contre moi. Pourvu qu'on reste..Les meilleurs ennemis du monde. Et tant pis si on l'est..Le mariage du ciel et de l'ombre. Je te hais comme tu es. »


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Angelus L. Marsden

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MessageSujet: Re: « I Follow you into the dark » Ft Odalynn R. Nightingale Lun 28 Nov - 16:41



Angelus ne pensait pas vraiment, pas dans le sens qu’elle pouvait le croire. Après tout, elle pouvait très bien rester par simple curiosité ou pour une autre raison qui n’avait rien à voir avec le fait d’être enchantée, non ? Il préférait garder toutes les possibilités de manière compartimentée dans son crâne, c’était mieux que de se laisser avoir, il n’aimait pas baisser sa garde. Alors pour seule réponse, le vampire haussait les épaules, comme il le faisait si souvent, histoire de laisser planer le mystère, histoire de ne jamais lui répondre concrètement. Une chose était certaine, Lynn l’intriguait de plus en plus, par ses manières, ses paroles parfaitement calculée, elle n’était pas le genre de fille qu’on pouvait qualifier de « facile », et dans ce cas, il ne savait pas si c’était de la chance ou de la malchance. Bien entendu, il aimait beaucoup qu’on lui résiste, sinon, tout aurait été bien trop facile, même s’il n’en avait pas l’habitude. Il était le premier à tourner le dos, à ignorer ou à jouer, personne n’arrivait à tenir la distance, enfin jusqu’à ce soir. Être un vampire avait des avantages et des inconvénients, et l’ennui n’était pas vraiment quelque chose qu’on pouvait accepter, c’était pénible, insupportable, et Angelus s’ennuyait très souvent. Ce soir, tout l’amusait, les danses qu’ils partageaient, les réponses sans en être, les regards de côté ou dans les yeux. Ils étaient entrés dans un tourbillon dévorant de délices et sûrement bientôt de frustration.

N’ouvrant plus la bouche, il l’avait attrapé dans ses bras dès que les premières notes s’étaient élevées, dansant sur les murs de la salle pour mieux se répercuter dans leur organisme, c’était brutal et envoutant à la fois. L’avantage de ce genre de danse était qu’il pouvait la toucher sans pour autant passer pour un gros pervers en manque de sensations fortes. Au début, du moins, il semblait presque timide, laissant les paumes de ses mains posées sur sa taille, mais il dû vite accepter que ses hanches étaient déjà bien plus agréables. Il avait bien envie de placer une de ses mains sur ses formes généreuses, mais il n’allait pas non plus pousser le bouchon trop loin.. C’était elle qui se permettait de dépasser les limites, même si cette danse n’en avait pas vraiment. Il l’obligeait à suivre ce rythme qu’il plaçait avec grande attention et surtout grande séduction, ne lâchant finalement pas le regard qui accrochait le sien. Puis elle glissait d’entre ses bras pour se placer dos à lui, véritable erreur, aucune femme douée d’un minimum d’intelligence ne tournerait le dos à un vampire. Il n’accrochait plus ses yeux, il ne voyait que ce cou diaphane qui appelait à une simple morsure, ce sang chaud qui glissait dans ses veines éclaircissait lentement mais sûrement ses prunelles. Les hormones et cet appel du sang formaient un très mauvais mélange, mais avant même qu’il put baisser ses lèvres jusqu’à sa peau, elle s’échappait en descendant, provoquant un sursaut de désir qui le surprit énormément. Un bref clignement de paupières, elle se retournait pour lui faire face, ses mains se plaçant brusquement dans son dos pour la laisser se cambrer et la ramener tout aussi fortement. Soit, au Tango ils avaient joué sur la distance, mais à cet instant, elle était vraiment très proche de son visage, il haussait rapidement un sourcil en esquissant un sourire.

« Vous ne me connaissez pas, mais vous osez plutôt pas mal. »

Il aurait pu être un pervers qui allait la suivre jusque chez elle, c’était la danse oui, mais elle l’allumait selon ses critères, et pas qu’à moitié. Il était bien élevé et n’abusait pas de la situation, mais il aurait pu, c’est dangereux un vampire, l’avait-elle oublié ? Pourtant, il ne s’arrêtait pas pour autant de danser contre elle, gardant un rythme et une proximité indécente, et il faisait descendre sa main droite, ses doigts qui glissaient avec lenteur dans son dos jusqu’à s’arrêter à la limite de pouvoir se prendre une gifle. Si seulement il avait pu l’embrasser, là, tout de suite, d’un seul coup, il aurait été le plus heureux pour quelques secondes soit, mais heureux quand même. D’ailleurs, son regard ne s’accrochait plus au sien vu qu’il était descendu jusque ses lèvres. Un appel. Il avait l’impression de les voir bouger pour lui signifier qu’il avait bien le droit de se faire plaisir, et puis, nulle doute qu’elle prendrait aussi du plaisir. Mais Angelus, pour la première fois de sa longue vie de Damné, ressentait une pression, un pincement, quelque chose que l’on appelait peur et qu’il avait oublié. La peur de se faire rejeter. C’étai idiot ? Peut-être, peut-être.

Il ne remarqua même pas que la musique s’était arrêtée quand elle s’éloigna, chacun son tour. Il entendait ce cœur battre si vite, et se calmer doucement mais sûrement, il en esquissait un bref sourire, est-ce que c’était la danse ou sa seule présence qui la rendait aussi fébrile ? Il n’en savait rien, elle n’avait pas eu un rythme cardiaque élevé pendant leur discussion, alors il doutait franchement de la raison. Immobile, Angelus penchait lentement le visage sur le côté et laissa ses yeux se perdre en direction de la porte, encore la même espionne ? Et bah dis donc. Son attention revenait ensuite se poser sur la Fée qui venait d’accepter son diner. Il était ravi, même si cela ne se voyait pas vraiment. Il était entrain de se dire que d’ici dix minutes à peine, il serait seul dans sa voiture, rentrant chez lui en se maudissant de n’avoir rien tenté du tout, juste par principe. Tout tournoyait dans son crâne, sans qu’il ne pipe mot, incroyablement silencieux, il était complètement perdu dans ses pensées. Qu’est-ce qu’il avait à perdre de vérifier s’il lui faisait un peu d’effet, et si le prochain diner pourrait mener à quelque chose ? Non pas qu’il avait pour idée de la ramener chez lui ou de monter chez elle, pas du tout, mais il était curieux, curieux de savoir si elle le laisserait aller encore plus loin, bien plus loin qu’une simple danse ou de la franchise. Elle semblait être une femme qui jouait beaucoup avec ses probables prétendants, les faisant languir plus que cédant facilement à leurs avances, ce qu’il pouvait comprendre au fond, elle se faisait simplement désirer en somme. Finalement, les mains dans le dos, le Prince avança tranquillement vers elle, rien sur son visage n’indiquait une potentielle idée, non, il était calme et presque souriant.

« Je passe vous prendre demain soir à 8h ? Nous irons Chez Antoine, c’est un très bon restaurant qui sert de la nourriture pour les mortels et pour les gens comme moi. Est-ce que cela vous irait ? »

Attendant sa réponse, il finit par se pencher pour poser un baiser au coin de ses lèvres. Bien sûr, il y avait cette horrible tentation qui le prenait aux entrailles, il suffisait juste qu’il dévie un tout petit peu. Mais non ! Il s’était décidé à se tenir correctement, profitant pourtant de cette proximité pour vérifier si son cœur gardait le même rythme dans la crainte qu’il l’embrasse. Puis, plus ou moins satisfait et frustré aussi pour le coup, Angelus se redressait en gardant ses mains dans son dos, s’éloignant en direction de la sortie sans jeter de regard en arrière. Il était un homme bien ! Il le prouvait d’ailleurs !

«  Bonne nuit Lynn. A demain. »

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